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héraldique

Armoiries de Pierre Corneille
Armoiries de Pierre Corneille

Discipline ayant pour objet la connaissance et l'étude des armoiries.

Les armoiries sont soumises dans leur composition à des règles spéciales. Elles sont décrites suivant un ordre précis et des principes stricts qui sont ceux du blason. L'écu est le support des armoiries, qui peuvent exceptionnellement se réduire à lui seul. L'écu est considéré comme placé sur un buste humain ; la dextre apparaît à gauche de celui qui le regarde, la senestre à sa droite. Il est teinté d'émaux divisés en couleurs (gueules pour le rouge, azur le bleu, sable le noir, sinople le vert, pourpre le violet), en métaux (or et argent) et en fourrures (dessins conventionnels pour l'hermine et pour le vair). Le champ est la surface de l'écu sur laquelle sont représentées les figures (pièces, meubles, partitions). L'écu est généralement accompagné d'ornements extérieurs (timbres, décorations, colliers d'ordre, devises…).

L'apparition des armoiries en Occident au milieu du xiie s. est liée à l'évolution des combattants. Ceux-ci, rendus méconnaissables sous leur équipement, avaient pris l'habitude de faire peindre sur leur bouclier des figures – animales, végétales, géométriques – servant à les identifier au cœur de la mêlée.

D'abord individuelles et réservées aux seuls chevaliers, les armoiries devinrent progressivement héréditaires. À partir du xiiie s., leur emploi s'étendit aux femmes, aux ecclésiastiques, aux « bourgeois » et aux artisans et paysans ; enfin, par la suite, aux communautés civiles et religieuses et aux institutions.

Utile pour l'historien et l'archéologue dans la mesure où elle permet de dater ou de connaître l'appartenance de tout objet ou de tout monument orné d'un blason, voire de distinguer deux familles homonymes, l'héraldique forme en elle-même un art par l'extrême richesse de son écriture et de sa symbolique.