En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

guerres médiques

Les guerres médiques
Les guerres médiques

Conflits qui ont opposé les Grecs à l'Empire perse au cours du ve s. avant J.-C.

1. Origine

L'origine du conflit tient à des raisons médiocres, aux intrigues de cour des tyrans de Milet, Histiée, Aristagoras, qui provoquent la révolte des villes grecques d'Ionie (499), Athènes leur apportant son aide et participant à la prise de Sardes (498), capitale satrapique.

2. Marathon (490 avant J.-C.)

Le roi Darios, voulant venger cet affront, attaque Athènes ; Hippias, l'ancien tyran, embarque avec la flotte qui vient mouiller à Marathon, où il garde des partisans. Malgré les divisions de la cité (certains acceptent de recevoir les Perses), l'absence d'alliés (les Spartiates arrivent après la bataille), les hoplites de Miltiade rejettent les envahisseurs à la mer, acquérant une gloire durable (490).

3. Thermopyles, Salamine (480 avant J.-C.)

Xerxès mène une expédition de tout autre importance. En 481, il s'ébranle avec 300 000 à 400 000 hommes, suivant les côtes et restant en liaison, avec une flotte de 700 à 800 navires. On construit pour les premiers deux ponts de bateaux sur l'Hellespont : on creuse pour la seconde un canal à travers la presqu'île du mont Athos.

Les Grecs, de leur côté, ont prévu l'assaut perse : Thémistocle a su décider les Athéniens à consacrer le produit des mines d'argent du Laurion à la construction d'une marine d'État ; pour la première fois, il semble que toutes les cités ou presque aient été décidées à repousser en commun l'ennemi. Pourtant, l'héroïsme des Spartiates – et notamment de leur roi Léonidas Ier — ne peut arrêter Xerxès aux Thermopyles (480 avant J.-C.), et le combat naval du cap Artémision, au nord de l'île d'Eubée, ne retarde guère la flotte du roi (début de septembre 480).

Les Perses prennent et incendient Athènes, mais la flotte grecque, grâce à Thémistocle, détruit entièrement celle des Perses à Salamine (→ bataille de Salamine, 29 septembre 480).

4. Vers la libération de la Grèce

Xerxès quitte alors la Grèce, n'y laissant qu'une partie de ses troupes sous Mardonios ; celui-ci est battu et tué à Platées (→ bataille de Platées, 479) : la Grèce est libérée.

Dès 479, les Grecs passent à l'offensive sur le littorral asiatique et remportent au cap Mycale une victoire, suivie du soulèvement général des Ioniens. Sparte se désintéressant peu après des affaires d'Orient, Athènes prend la tête des mouvements de libération des Grecs d'Asie.

5. La ligue de Délos

En 476, Aristide fonde la ligue de Délos et Cimon détruit la flotte perse à l'embouchure de l'Eurymédon (468).

Après l'ostracisme (bannissement) de Cimon (461-460), les Athéniens lancent une expédition en Égypte, qui, d'abord victorieuse, s'achève en catastrophe (459-454), tandis que l'or d'Artaxerxès Ier soulève des remous chez les alliés d'Athènes.

6. La paix de Callias (449-448 avant J.-C.)

Une ultime campagne de Cimon rentré en grâce, sur les côtes de Chypre, où, malgré sa mort en 450, les Athéniens remportent la victoire de Salamine de Chypre, permet à son beau-frère Callias de signer le traité qui porte son nom (→ paix de Callias) : celui-ci, sans être triomphal, entérine la liberté des cités grecques et interdit aux Perses la mer Égée.

La lutte entre Grecs et Perses avait permis à Athènes de s'affirmer comme la plus importante puissance du monde grec.

Pour en savoir plus, voir l'article histoire de la Grèce antique.