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feuille

(bas latin folia, du latin classique folium)

Expansion latérale de la tige des plantes, caractérisée par sa forme aplatie, sa symétrie bilatérale, ses dimensions définies et sa croissance limitée dans le temps et l'espace.

BOTANIQUE

Structure et formes

Les feuilles sont des organes généralement verts qui sont répartis le long des tiges et dans lesquels se déroule l'essentiel de l'activité photosynthétique des végétaux.

Les différentes parties de la feuille

Le limbe est la partie généralement aplatie de la feuille. Il est strié de nervures, plus ou moins apparentes et colorées, qui contiennent des tissus conducteurs de sève (absents ou très rudimentaires chez les bryophytes). C'est généralement sur sa face inférieure que se trouvent la plupart des stomates, par lesquels s'effectuent les échanges gazeux de la plante. Le limbe est souvent relié à la tige par une partie plus étroite, la queue, ou pétiole. Celui-ci contient des tissus conducteurs de sève qui rejoignent les tissus conducteurs des nervures et ceux de la tige. Il se termine souvent par une partie plus élargie, la gaine, qui enserre la tige et protège le bourgeon axillaire (bourgeon qui donnera naissance à un nouveau rameau ou à une fleur). À la base du pétiole se trouvent parfois des stipules, qui peuvent ressembler au limbe d'une feuille (très grosses chez le pois) ou être épineuses (robinier faux acacia).

Les formes des feuilles

On distingue les feuilles simples, dont le limbe n'est pas divisé en parties distinctes (il peut toutefois être très découpé), et les feuilles composées, dont le limbe est constitué de plusieurs parties, appelées « folioles », complètement séparées les unes des autres.

Les feuilles simples, ou les folioles des feuilles composées, peuvent être classées suivant leur forme : ovale (magnolia, prunier), linéaire (jonquille), en forme d'aiguille (pin), triangulaire (peuplier du Canada), en cœur (tilleul), peltées, c'est-à-dire arrondies (capucine), palmées (érable, platane)…

Le bord du limbe peut être lisse, légèrement denté (bouleau, orme), crénelé ou épineux, ou plus profondément entaillé, les échancrures ne dépassant pas la moitié du limbe (certains chênes) ou arrivant presque à la nervure principale (certains chrysanthèmes). La disposition des nervures les plus grosses est, selon les espèces, parallèle, palmée ou pennée.

Les feuilles composées se caractérisent par le nombre et la disposition relative des folioles. Certaines n'ont que trois folioles (trèfle). Les autres ont des folioles disposées en éventail (on dit qu'elles sont composées-palmées, comme c'est le cas du marronnier) ou, plus souvent (frêne, noyer, pois de senteur), disposées comme les barbes d'une plume, de part et d'autre de la nervure centrale (on les qualifie alors de composées-pennées).

Autres caractéristiques

La plupart des feuilles sont vertes, car c'est la couleur des chlorophylles qu'elles contiennent. Chez certains végétaux (notamment chez des variétés de plantes ornementales obtenues par sélection artificielle), la couleur des chlorophylles est masquée par la présence d'autres pigments, de couleur différente. Les feuilles peuvent donc être uniformément pourpres (certains noisetiers ou pruniers) ou dorées (variétés de conifères dites « Aurea »). Les colorations panachées sont également courantes, les feuilles ayant des taches d'une couleur autre que verte (dorée, blanche, argentée ou pourpre).

La position sur la tige

La disposition des feuilles sur les tiges est identique chez toutes les plantes d'une même espèce. Si une seule feuille est insérée en un point donné de la tige, les feuilles sont dites « alternes » (poirier, impatiens, tomate). Quand elles sont insérées par deux, ce sont des feuilles « opposées » (menthe, valériane). Lorsque plus de deux feuilles s'attachent à un même niveau de la tige, on parle de feuilles « verticillées » (laurier-rose).

La chute des feuilles

Chez les plantes vivaces dont la partie aérienne subsiste plusieurs années (chez les arbres, notamment), seules les tiges vivent de nombreuses années (parfois plusieurs centaines d'années) ; leurs feuilles ne durent qu'une saison (cas des espèces caducifoliées, c'est-à-dire à feuillage caduc) ou au maximum 7 à 8 ans (cas des espèces à feuillage persistant). La chute et la repousse des feuilles sont liées au climat. Dans les pays tropicaux marqués par une alternance de saisons sèches et humides, c'est le taux d'humidité qui agit sur les feuilles. Dans les pays ayant une saison froide marquée, tous les éléments nutritifs contenus dans les feuilles migrent vers les tiges lorsque la longueur du jour et les températures diminuent à l'automne. La feuille ne produit plus de chlorophylle ; elle perd donc sa couleur verte et prend cette coloration souvent magnifique que l'on admire à l'automne. Une hormone déclenche à la base du pétiole la formation d'un cal qui isole la feuille de la tige ; la feuille meurt et, généralement, tombe très rapidement.

Feuilles particulières

Les bractées, organes situés à l'aisselle d'une fleur ou d'un groupe de fleurs, sont des feuilles. Elles n'ont souvent ni la même forme ni la même taille que les autres feuilles ; celles des poinsettias (plantes d'intérieur), par exemple, sont grandes et rouges. Les écailles des bourgeons sont des feuilles, de même que celles des bulbes et des rhizomes.

D'autres feuilles, celles des cactus par exemple, sont réduites à des épines. Chez certaines plantes grimpantes (clématites, pois), ce sont les feuilles, ou une partie de celles-ci, qui forment les vrilles, accrochant les plantes à leur support. Les feuilles de quelques plantes aquatiques présentent des tissus remplis d'air jouant le rôle de flotteurs. Mais les feuilles les plus surprenantes sont sans doute celles des plantes carnivores : par exemple, les deux moitiés de la feuille des dionées (plantes des États-Unis) se referment l'une sur l'autre pour emprisonner l'insecte imprudent.