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entraînement

Ensemble d'exercices physiques variés, mêlés à la pratique régulière du sport lui-même, destinés à préparer méthodiquement quelqu'un à une compétition.

SPORTS

Dans le domaine sportif, l'entraînement est l'ensemble des procédés qui permettent à un individu de réaliser le maximum de ses possibilités. Il s'attache d'abord à améliorer les qualités physiques du sujet, puis, en cas de spécialisation, à l'adapter à une activité particulière. Un sportif ne peut aborder chaque année la saison de compétition sans un entraînement progressif de plusieurs mois, succédant à une mise en condition physique. Cette période doit être associée à une hygiène générale de vie très stricte, reposant sur l'organisation du sommeil et de l'alimentation (diététique sportive). Il faut savoir enfin qu'outre un régime alimentaire très calculé, le sportif doit s'abstenir de tabac et d'alcool pendant la période d'entraînement.

L'entraînement physique

Il touche les trois catégories d'appareils : le cœur, la respiration et les muscles. Deux qualités sont à développer : l'endurance et la résistance. L'endurance est la capacité de prolonger le plus longtemps possible un effort musculaire d'intensité modérée. La résistance est la capacité de prolonger le plus longtemps possible un effort d'intensité maximale. On sait que le travail musculaire s'effectue en deux phases successives : l'une n'a pas besoin d'oxygène (phase anaérobie), l'autre (phase aérobie) nécessite un apport d'oxygène sans lequel l'acide lactique s'accumule dans le muscle, qui perd alors ses possibilités de contraction.

Deux grandes méthodes d'entraînement

L'entraînement aura donc deux buts : ou apporter au muscle le maximum d'oxygène et développer sa capacité d'utilisation, ou apprendre au muscle à travailler sans oxygène, c'est-à-dire en anaérobiose ; de là sont nées les deux grandes méthodes d'entraînement des sportifs : les méthodes fondamentales d'endurance, le footing, et l'intervall-training.

Le footing

Le footing consiste à parcourir en terrain varié de longues distances à une cadence telle que l'exercice pourrait avoir une durée presque illimitée. Le parcours peut atteindre 40 km en fin d'entraînement. Cette allure correspond pour chaque sujet à une fréquence cardiaque de 130 battements par minute. Plus un sujet est entraîné, plus l'intensité de son effort sera grande pour ce même rythme. L'irrigation sanguine est optimale, le nombre des capillaires sanguins augmente, la vitesse du flux sanguin est ralentie, l'apport d'oxygène aux fibres musculaires croît, ainsi que la capacité des fibres d'absorber l'oxygène. Cet entraînement demande de 2 à 6 ans pour provoquer le grossissement du cœur.

L'intervall-training

Cette méthode d'entraînement s'est imposée dans de nombreuses disciplines sportives et a été l'agent de nombreux succès, notamment en natation. C'est une méthode scientifique qui a pour but d'adapter l'organisme à des efforts de plus en plus intenses et d'augmenter son rendement. Elle consiste en plusieurs sollicitations sur de courtes distances, séparées par de brefs temps de repos. L'entraîneur équilibre le temps d'effort (charge) et de repos (contre-effort). En général, on fixe comme durée une minute au maximum pour la charge et une minute et demie au plus pour le repos. À la fin du contre-effort, la fréquence du pouls doit se maintenir entre 120 et 140 pulsations, mais le travail s'effectue à une fréquence qui peut atteindre 200. Cette méthode entraîne l'organisme à fonctionner en anaérobiose. Sa résistance augmente. Le cœur grossit rapidement et se dilate : on a pu observer une augmentation de 135 cm3 en 10 semaines chez une jeune nageuse de 17 ans. Cette méthode n'est pas sans danger : certains athlètes ont pu constater après l'avoir expérimentée une baisse de leurs performances et des troubles cardiaques. L'électrocardiographie permet de montrer en effet des modifications des tracés, différentes selon les deux méthodes d'entraînement. Il se produirait dans le premier cas une dilatation cardiaque et dans le second une hypertrophie de la paroi, qui serait responsable de la baisse de rendement sportif.

Ces remarques ont permis d'élaborer et d'expérimenter une troisième méthode d'entraînement comportant un travail d'endurance complété périodiquement par un travail de résistance en anaérobiose. L'électrocardiogramme montre dans ce cas une hypertrophie mixte de la paroi et des cavités cardiaques, ayant pour résultat un bon rendement.

La préparation musculaire

À cet entraînement cardiaque et respiratoire s'ajoute la préparation musculaire ou musculation. Elle fait appel à différentes méthodes ayant toutes, cependant, pour but le développement harmonieux de la musculature, en même temps que la protection des cartilages articulaires et la consolidation des ligaments. On utilise des haltères, des appareillages munis de contrepoids, certains exercices de déplacement sur terrain lourd. L'entraînement spécialisé vise à perfectionner le geste sportif : sa répétition amène un conditionnement psycho-neuro-musculaire qui assure le déroulement immuable du geste à partir de son déclenchement : appel du sauteur, déclenchement de virage des skieurs, projection des judokas, respiration des nageurs, etc. La vision de films au ralenti donne au sportif la représentation psychosensorielle de ce geste et lui en rend plus facile la reproduction.

L'entraînement psychosomatique

Cette méthode a également montré son intérêt. Bien qu'il ait été prouvé que le trac provoquait parfois, chez certains athlètes, une amélioration des performances, l'utilisation de méthodes de relaxation a permis à certains sportifs de se décontracter, de se libérer de leur anxiété et d'aborder la compétition dans un état de disponibilité totale.