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défense

(bas latin defensa)

Appel de préparation à la défense
Appel de préparation à la défense

Ensemble des actions ayant pour objet d'assurer la sécurité et l'intégrité du territoire, ainsi que la vie des populations ; les organismes civils et militaires chargés de cette mission. (On dit aussi défense nationale.)

Histoire : évolution depuis le xviiies.

Durant des siècles, le phénomène de la guerre s'est confondu avec la faculté de disposer de forces armées en nombre et en valeur suffisants pour dominer l'adversaire. Depuis la fin du xviiie s., deux mutations importantes ont bouleversé les données en matière de défense.

La première a pour origine l'apparition de la « guerre des peuples », liée à celle de véritables « guerres de libération » (Espagne 1812, Prusse 1813). De plus en plus, la défense va s'appuyer sur la mobilisation totale des ressources morales, humaines et économiques. La seconde mutation est scellée avec l'avènement de l'arme atomique, en 1945. La défense devient alors l'enjeu d'une compétition scientifique, technologique et financière qui met en œuvre les moyens de la dissuasion. Cependant, même les puissances nucléaires ne peuvent négliger les moyens conventionnels pour répondre à toute menace non atomique, permettre des interventions extérieures et assurer la sécurité intérieure.

Dans ce cadre, la stratégie militaire de la France est fondée sur les capacités de dissuasion et de combat de forces nucléaires et classiques qui se valorisent mutuellement. Le président de la République, chef des armées, doit, le cas échéant, prendre la décision d'employer les armes nucléaires.

La responsabilité de la défense de la France revient en effet au président de la République, ainsi qu’au Premier ministre. Le ministre de la Défense, assisté du chef d'état-major des armées, applique la politique militaire. C'est le Parlement qui vote le budget des armées – depuis une réforme constitutionnelle de 2008, il doit donner son autorisation au gouvernement pour la prolongation d’une intervention militaire extérieure au-delà de six mois.

La conscription, instituée en 1798, a été remplacée (loi du 28 octobre 1997) par une armée de métier, composée de techniciens militaires et adaptée à la dissuasion nucléaire. Tous les citoyens sont astreints au service national universel : ils doivent participer au recensement, prendre part à la journée d'Appel de préparation à la défense et, pour les hommes, répondre à la mobilisation en cas de guerre.

Outre la préservation de l'intégrité du territoire et de la vie des habitants (soit la défense de l'indépendance nationale), les objectifs de la défense nationale française concernent ses engagements en Europe et hors d'Europe, ainsi que son action dans le monde au service de la coopération et de la paix.

En premier lieu, la France, membre de l'Union européenne, doit assurer, avec les autres États membres, la défense de l'Europe. L'Eurocorps (corps d'armée blindé européen) est le premier élément de cette stratégie commune. La France appartient en outre à l'O.T.A.N., principale alliance régionale de défense regroupant 26 pays (en 2008).

La France est également membre permanent du Conseil de sécurité de l'O.N.U. depuis 1945. À ce titre, elle a pour mission de maintenir la paix dans le monde mais aussi de veiller au développement économique et social des nations.

Terminologie militaire

Corps de défense

Prévus par une ordonnance de 1959, les corps de défense sont composés d'assujettis au service national qui reçoivent une affectation individuelle de défense. Le seul corps de défense mis sur pied est celui de la sécurité civile.

Défense opérationnelle du territoire (D.O.T.)

Elle est l'héritière des acquis de l'après-guerre (défense de surface) et des guerres d'Indochine et d'Algérie (défense intérieure du territoire). L'appellation de défense opérationnelle du territoire apparaît avec le décret du 24 février 1962. La défense de points sensibles en est l'objet principal.

Défense aérienne

La défense aérienne recouvre aussi bien la défense passive (mesures de protection contre les effets des projectiles aériens) que la défense active (ensemble des moyens militaires s'opposant par le feu à l'ennemi aérien) ; elle s'étend à la protection des forces militaires comme à celle des populations et des territoires. En France, la défense aérienne, réorganisée en 1975, est confiée à un grand commandement, le C.A.F.D.A.(Commandement air des forces de défense aérienne), créé en 1961 et installé depuis 1963 à Taverny. Le commandant de la défense aérienne dispose sur place du C.O.D.A. (Centre d'opérations de défense aérienne) et est assisté du directeur de la circulation aérienne militaire.

Le dispositif de défense active, déployé depuis 1980, comprend un réseau de surveillance et de diffusion de l'alerte et des moyens : avions (mission d'interception), artillerie antiaérienne, missiles sol-air et le S.T.R.I.D.A. (Système de traitement et de représentation des informations de défense aérienne).

Défense antiatomique

La protection collective exige la construction d'abris dans lesquels l'adaptation au souffle et à la chaleur a fait l'objet d'aménagements particuliers. La protection individuelle vise à préserver le corps de la pollution des produits radioactifs, pulvérulents ou en gouttelettes (masques individuels, gants, survêtements, etc., à détruire après contamination).

Les exigences de la protection antiatomique influent sur la conception des matériels militaires (notamment les navires et les chars). Les bases navales modernes ont été dotées de vastes abris souterrains antiatomiques. L'immersion assurant la meilleure protection contre les radiations nucléaires, c'est le sous-marin nucléaire qui, devenu presque indépendant de ses bases, apparaît comme l'arme antiatomique par excellence.

Défense N.B.C.

Défense contre les effets des armes nucléaires, biologiques et chimiques, appelées autrefois armes spéciales.

La défense N.B.C. comprend des détecteurs, destinés à alerter le personnel de la présence ou de l'imminence d'un danger, ainsi que des équipements de protection individuels (masques respiratoires, vêtements), des équipements de protection collectifs (véhicules, abris équipés d'installations de filtration de l'air) et des équipements de décontamination individuels.