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dystocie

(grec dustokia)

Difficulté, essentiellement mécanique, qui peut survenir au cours de l'accouchement.

MÉDECINE

L'origine d'une dystocie peut être maternelle ou fœtale.

Dystocies d'origine maternelle

Les dystocies cervicales siègent au niveau du col de l'utérus. Elles proviennent d’une rigidité de celui-ci qui ne se laisse pas ouvrir malgré des contractions satisfaisantes. Parmi les causes, on retrouve une agglutination du col ou une sténose (rétrécissement) cicatricielle consécutive à une cautérisation ou à une intervention chirurgicale, ou parfois sans cause apparente. Une césarienne est alors pratiquée.

Les dystocies dynamiques sont dues à des anomalies de la contraction utérine. Lorsque les contractions sont trop peu marquées, la diminution du tonus musculaire entraîne un manque d'amplitude et/ou un espacement excessif des contractions qui provoque une inertie, ou atonie utérine. Le traitement par perfusion d'ocytocine (médicament qui stimule les contractions de l'utérus) rétablit la régularité et l'intensité des contractions. En revanche, lorsque les contractions sont trop importantes, l'élévation du tonus musculaire entraîne un renforcement des contractions. Un tel phénomène peut se produire en cas d'obstacle à la progression du fœtus et peut entraîner la décision de pratiquer une césarienne. Le renforcement des contractions peut survenir spontanément au cours du travail, mais peut aussi être provoqué par l'administration d'ocytocine lors du déclenchement artificiel de l’accouchement : le risque en est l’hypertonie utérine qui ne se relâche pas et entraîne une souffrance pour le bébé.

Les dystocies par obstacle prævia sont dues soit à la présence dans le petit bassin d'une tumeur située au-devant du fœtus et empêchant sa descente (kyste de l'ovaire ou fibromyome), soit à l'insertion basse du placenta (placenta prævia), qui gêne l'expulsion. Dans les deux cas, une césarienne est envisagée.

Les dystocies osseuses sont dues à une déformation du bassin maternel ou à l'insuffisance de ses dimensions. Elles sont prévisibles dès le début de la grossesse par l'étude des antécédents, l'examen clinique et les mensurations du bassin, précisées par la radiopelvimétrie. Le rétrécissement osseux est parfois si important qu'une césarienne s'impose dès la fin de la grossesse sans attendre les premières douleurs. Dans le cas de rétrécissement plus modéré, le pronostic ne peut être établi pendant la grossesse, et il faut attendre l'accouchement et une courte période d'observation (épreuve du travail) pour décider de la conduite à tenir. Si la tête de l'enfant s'engage, l'accouchement se fera probablement par les voies naturelles.

Les dystocies des parties molles sont dues à des obstacles vaginaux (rétrécissement, vaginisme, kyste) et périnéaux (étroitesse vulvaire, cicatrices de brûlures étendues). Une épisiotomie élargit alors l'orifice et permet le passage de l'enfant.

Dystocies d'origine fœtale

Ces difficultés de l'accouchement sont liées à une anomalie fœtale.

Certaines présentations constituent des dystocies. Elles sont soit relatives (présentation du siège chez la primipare ou présentation de la face), soit absolues (présentations du front ou de l'épaule). L'obstétricien juge alors si l'accouchement peut avoir lieu par les voies naturelles ou s'il faut envisager de pratiquer une césarienne.

L'excès de volume du fœtus peut rendre l'accouchement difficile. Cet excès est global (gros enfant) ou localisé (hydrocéphalie, tumeurs du cou ou de la région sacrococcygienne, épaules trop larges). Une césarienne est alors pratiquée.

MÉDECINE VÉTÉRINAIRE

La dystocie, qui se rencontre assez souvent chez les animaux, est due à un volume excessif ou à une position défectueuse du fœtus, à un déplacement des membres, à une flexion de la tête ou de l'encolure. Elle peut nécessiter une embryotomie ou une césarienne.