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diapir

(grec diapeirein, transpercer)

Structure géologique correspondant à un pli résultant de l'ascension d'un matériel plastique au travers de formations plus denses.

Un diapir est un anticlinal dont les couches les plus internes, constituées de roches salifères, ont percé l'enveloppe sous-jacente. Si cette montée des roches salifères est causée par la tectonique, on parle de « pli diapir » ou « pli à noyau perçant ». Mais le sel peut également exhausser les couches sus-jacentes, puis les transpercer, par une simple différence de densité (halocinèse), sans intervention tectonique extérieure, constituant alors une colonne ascendante (dôme de sel) dont le sommet bréchique et chaotique comporte des résidus de dissolution des sels par les eaux d'infiltration, appelés cap-rocks.

Le terme de « diapir » est principalement réservé au contexte de couverture sédimentaire plissée, avec des plis à noyau salifère constitué de roches évaporitiques (gypse, anhydrite ou sel gemme). La perforation de la zone charnière, qui s'opère à l'échelle géologique du temps, est facilitée par la plasticité des masses de sel, leur densité plus faible et l'abondance de couches argileuses, qui favorise le fluage. L'extrusion de ces roches salines s'accompagne d'un redressement des couches encaissantes, pouvant aller jusqu'à leur écaillage et même leur retournement (plis extravasés en champignon).

Les diapirs peuvent se former de façon précoce durant la sédimentation d'une partie de la série marine surincombante ou de façon postérieure à la sédimentation de tout le bassin, lors des phases de compression tectonique tardive provoquant l'ouverture de fractures (exemple des chaînes subalpines). Les structures associées aux plis-diapirs constituent fréquemment des pièges favorables à l'accumulation de pétrole (comme certains sites en Roumanie).

Le mot « diapir » s'applique aussi à des « giclées » de sédiments meubles gorgés d'eau (volcans de boue). Il qualifie aussi des montées de magma péridotique sous les dorsales océaniques, résultant de la fusion partielle du manteau qui abaisse la densité et augmente la fluidité et pourraient provoquer les « points chauds », ainsi que des batholites de granite intrusifs discordants, qui ne sont pas enracinés.