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comète

(latin cometes, du grec komêtês, chevelu)

Queue d'une comète
Queue d'une comète

Astre du Système solaire d'aspect diffus, observable à proximité du Soleil.

ASTRONOMIE

Loin du Soleil, une comète se réduit à un noyau compact de quelques kilomètres de diamètre, en rotation sur lui-même, constitué d'un mélange de glaces, de fragments rocheux et de poussières (« boule de neige sale »). Lorsque la comète se rapproche du Soleil, les glaces se subliment ; des gaz s'échappent, entraînant des fragments rocheux et des poussières. Une nébulosité diffuse, la chevelure, commence à se former ; son diamètre atteint environ 100 000 km quand la comète passe au niveau de l'orbite terrestre. La diffusion de la lumière solaire par les poussières et sa fluorescence au contact des gaz la rendent lumineuse. Sa région externe n'est pas constituée de gaz issus directement du noyau mais de molécules ou d'ions résultant de photodissociations et de collisions. Elle est entourée d'une vaste enveloppe d'hydrogène décelable par ses émissions dans l'ultraviolet.

Repoussés par le vent solaire, les ions formés dans la chevelure engendrent dans la direction opposée à celle du Soleil une longue queue bleutée rectiligne, dite queue de gaz (ou de plasma), qui peut s'étirer sur plusieurs centaines de millions de kilomètres. Les poussières éjectées du noyau, repoussées par la pression du rayonnement solaire, forment elles-mêmes une queue de poussières jaunâtre, plus large, plus diffuse et incurvée.

Quelque 1 500 apparitions de comètes ont été recensées depuis l'Antiquité (sans compter les nombreuses comètes repérées dans l'environnement immédiat du Soleil par des satellites tels que l'engin européano-américain Soho, lancé en 1995). La comète de Halley, en 1986, a été survolée par plusieurs sondes spatiales, dont la sonde européenne Giotto, qui a fourni des images de son noyau. Les observations de cette comète réalisées dans l'espace et au sol ont fait grandement progresser les connaissances sur les comètes. En 1994, les astronomes ont pu suivre la chute dans l'atmosphère de Jupiter d'une vingtaine de fragments de la comète Shoemaker-Levy 9, qui s'était disloquée deux ans auparavant sous l'effet des phénomènes de marée induits par l'attraction de la planète.

Le passage de comètes brillantes, en particulier Hyakutake en 1996 et Hale-Bopp en 1997, a permis de nouvelles découvertes, comme celle d'une émission de rayonnement X et celle d'une queue de sodium.

Enfin, les comètes peuvent contenir des molécules carbonées constituant des « briques » organiques nécessaires à l'apparition de la vie (théorie de la panspermie).

On présume qu'il existe aux confins du Système solaire, à des distances comprises entre 20 000 et 100 000 fois celle de la Terre au Soleil, un vaste halo sphérique peuplé de noyaux cométaires (nuage de Oort).

Exploration spatiale

Le survol, par des sondes spatiales, des comètes Giacobini-Zinner (1985), de Halley (1986), Grigg-Skjellerup (1992), Borrelly (2001), Wild 2 (2004) et Tempel 1 (2005) a fait largement progresser la recherche cométaire. Lors de son survol de la comète Wild 2, le 2 janvier 2004, la sonde américaine Stardust a non seulement pris d'excellentes images du noyau de cette comète, dont elle s'est approchée à 240 km seulement, mais elle a aussi collecté des échantillons de particules de sa chevelure qu'une capsule a rapporté sur la Terre le 15 janvier 2006. Une autre sonde américaine, Deep Impact 1, a largué le 4 juillet 2005 sur le noyau de la comète Tempel 1 un projectile métallique de 370 kg, dont l'impact et ses conséquences (éjection de gaz et de fines poussières) ont été attentivement observés (par la sonde elle-même mais aussi, depuis la Terre, à l'aide de télescopes), apportant de précieuses informations sur la structure de l'astre cible.

Le 2 mars 2004, la sonde européenne Rosetta a été lancée en direction de la comète Tchourioumov-Gerasimenko (ou, selon la graphie anglo-saxonne, Churyumov-Gerasimenko) qu'elle n'atteind en août 2014, pour se mettre en orbite autour de son noyau, à une altitude de 25 km environ. Le 12 novembre 2014, elle y dépose l'atterrisseur Philae (100 kg), chargé d'effectuer des mesures in situ, et étudier cette comète pendant plus d'un an, au fur et à mesure qu'elle se rapproche du Soleil.

La sonde a permis de confirmer plusieurs hypothèses quant à la nature des comètes : faible densité, structure en agglomérats des particules de poussière éjectées du noyau, présence de molécules carbonées complexes. Les comètes sont des objets très poreux, avec peu de glace et 75 % de vide. À la fin de la mission, fin septembre 2016, l'ESA a fait s'écraser Rosetta sur la comète « Tchouri ».