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clown

(anglais clown)

Artiste comique, maquillé et grotesquement accoutré, qui, dans les cirques, exécute des pantomimes bouffonnes et parfois acrobatiques.

Pour le grand public et, surtout, pour les jeunes spectateurs, les clowns incarnent le cirque, plus encore que les écuyers ou les acrobates. De génération en génération, on se transmet leurs noms fameux, comme celui de l'Anglais Foottit, du Russe Popov, du Suisse Grock, des frères Fratellini.

Les origines

Étymologiquement, le mot « clown » signifie rustaud en anglais. Dans les pièces du théâtre élisabéthain, le clown était un personnage gaffeur, balourd, ridicule, mais, en même temps, doué d'un rude bon sens, quand ce n'était pas d'un audacieux cynisme. Tous ces traits de caractère, le clown de cirque les conserve plus ou moins, mais il a troqué les oripeaux du villageois contre la combinaison pailletée, le maquillage blafard, le bonnet pointu. Son répertoire provient de la commedia dell'arte, ou encore des cocasseries de la comédie grecque ; non consigné, d'ailleurs, dans des recueils écrits, il est transmis verbalement, et, parfois, rajeuni par des allusions à des faits divers d'actualité.

Écuyers et acrobates

Les premiers clowns, ceux qui figuraient déjà aux programmes d'Astley ou de Franconi, étaient des écuyers comiques, qui détendaient les spectateurs en parodiant les exercices de voltige que venaient d'exécuter les véritables écuyers. On ignore comment ils étaient costumés. Comme une grande souplesse est indispensable pour simuler une chute de cheval, les clowns se recrutèrent bientôt parmi de véritables acrobates. Les annales ont retenu les noms de Grimaldi en Angleterre, d'Auriol en France ; ce dernier nous a laissé des Mémoires où il revendique le titre de « plus grand grotesque d'Europe ».

Duos comiques

Le clown s'adjoignit très vite un partenaire : l'« auguste », qui reprend les traditions scéniques du théâtre de Shakespeare, Christopher Marlowe, Ben Jonson. Son costume est misérable, son maquillage grotesque ; c'est lui qui reçoit les gifles et les coups de batte (cette batte que le clown a empruntée à Arlequin). Plus tard, le duo comique fut complété par Monsieur Loyal. Toujours en habit, Monsieur Loyal incarne la direction du cirque et, en posant des questions sérieuses, provoque les répliques hilarantes.

À la fin du XIXe s., les clowns parleurs surpassent les clowns écuyers ou acrobates, et l'on voit apparaître des duos comiques dont le premier, parfaitement au point, est celui de Foottit et Chocolat. La tradition fut entretenue par Antonet et Béby, Pipo et Rhum, Dario et Bario, Alex et Porto, etc.

Clowns musicaux

Vers 1922, les frères Fratellini deviennent célèbres avec leur numéro de clowns musicaux. Paul, Albert et François étaient aussi admirables musiciens qu'excellents danseurs et acrobates. Une entrée des Fratellini comprenait, parfois, une douzaine de comparses ; ces acteurs de complément sont appelés « pitres » et « contrepitres ».

Les diverses troupes de clowns musicaux utilisent non seulement les instruments classiques comme le violon, l'ocarina, la clarinette, le saxophone, mais ils jouent aussi de l'accordéon et du concertina (petit accordéon hexagonal). Parfois, ils masquent les instruments dans des accessoires inattendus, tels que gants, chapeaux, bêtes empaillées, etc.

Il faut distinguer les clowns des « excentriques ». Ceux-ci se montrent plutôt sur la scène du music-hall. Citons, parmi eux, Little Tich, Baggessen, Grock, Margaritis et, à ses débuts, Charlie Chaplin.