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cinema nôvo

Le cinema nôvo (nouveau cinéma) émerge au sein du cinéma brésilien au tout début des années 1960, porté par une nouvelle génération de cinéastes issue du mouvement étudiant et formée à l'école du ciné-club.

Le groupe se reconnaît dans le mouvement de décolonisation culturelle et les revendications nationalistes de leurs aînés. Son origine est double. En premier lieu, elle provient de l'éclosion de la Nouvelle Vague en France, qui devient, par son ton hors normes, le modèle à suivre. Ensuite, le cinema nôvo revendique une partie de l'héritage du cinéma brésilien, notamment celle marquée par le néoréalisme italien, ainsi qu'en témoignent les films de Nelson Perreira dos Santos (Rio Zona Norte en 1957 et Vidas Secas en 1963).

Dans le groupe des cinéastes du cinema nôvo, composé pour l'essentiel de Ruy Guerra, Carlos Diegues, Leon Hirzsman et Joaquim Pedro de Andrade, Glauber Rocha fait figure de leader charismatique et de théoricien, prônant un cinéma du tiers-monde épique, inspiré d'Eisenstein et de Godard. Avec l'instauration d'une dictature militaire en 1964, le cinema nôvo devient le symbole de la résistance intellectuelle dans le pays, avant de se disperser dans les années 1970. Parmi les films qui ont fait ce cinéma, on retiendra ceux de Glauber Rocha (le Dieu noir et le Diable blond en 1963, Terre en transe en 1967, Antônio das Mortes en 1969), de Joaquim Pedro de Andrade (le magnifique Macunaïma en 1969, suivi d'Os inconfidentes en 1972), ainsi que São Bernardo (1971) de Leon Hirszman, qui fait figure de chef-d'œuvre du cinéma brésilien.