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chouannerie

Georges Cadoudal
Georges Cadoudal

Insurrection des chouans.

Précédée par l'Association bretonne, fondée clandestinement par le marquis de La Rouërie en 1791 pour recouvrer les libertés de la Bretagne et restaurer la monarchie, la chouannerie est déclenchée en 1793 en Bretagne et dans le Maine par la levée de 300 000 hommes (décret de février) et par la persécution des prêtres et de la religion catholique par la République. Parallèle à la guerre de Vendée, mais différente d'elle, la chouannerie se développe en ordre dispersé. Des bandes armées pratiquant la guérilla, sous la conduite de chefs de guerre improvisés ou de nobles, contrôlent épisodiquement la campagne profonde : telles celles de G. Cadoudal autour d'Auray, de A. du Boisguy dans le pays de Fougères et de A. de Boishardy dans celui de Moncontour.

Une première trêve conclue le 19 avril 1795 (traité de La Mabilais) et l'amnistie du 27 avril sont rompues avec la tentative de débarquement à Quiberon (27 juin 1795) des émigrés appuyés par l'Angleterre. La pacification menée par le général Hoche démobilise pour un temps les chouans. Mais en octobre 1799, la lutte reprend, animée surtout par Cadoudal, nommé généralissime par le comte d'Artois. Mais l'arrivée au pouvoir de Bonaparte sonne le glas de la chouannerie. Sauf quelques irréductibles, les chefs chouans déposent les armes et signent la paix au château de Beauregard (Saint-Avé), près de Vannes, le 14 février 1800.