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Cour souveraine, organisée en 1320, qui était chargée de l'examen des comptes des agents financiers du roi et de la conservation du domaine royal.
Issue de la Curia regis au XIIIe s., la Chambre des comptes commença à s'individualiser dès le règne de Louis IX et fut érigée en corps constitué par l'ordonnance de Viviers-en-Brie promulguée par Philippe V le Long en 1320. Elle avait pour attributions essentielles le contrôle des comptes de tous les agents financiers du roi, l'administration du domaine royal, la vérification de toutes les lettres patentes concernant le domaine, la réception des actes de foi et hommage ainsi que des aveux et dénombrements des vassaux de la Couronne, la juridiction civile et criminelle sur ses membres et dans les affaires ayant des implications financières et monétaires jusqu'à la création, au XIVe s., de la Cour des monnaies, enfin le contrôle des finances extraordinaires jusqu'à la constitution définitive de la Cour des aides au début du XVe s. Elle partageait avec le Parlement le droit d'enregistrement et de remontrances ; les édits et ordonnances concernant les finances lui étaient soumis. Sous l'Ancien Régime, le nombre de ses membres ne cessa de s'accroître (284 officiers en 1704) et son ressort fut amputé par la création de chambres de comptes provinciales à Aix, Bar, Dijon, Besançon, Grenoble, Metz, Montpellier, Nantes, Pau, Rouen, Nancy. Supprimées en 1790, les chambres des comptes furent remplacées par un bureau de comptabilité puis par une Commission de comptabilité nationale (an III), à laquelle succéda en 1807 la Cour des comptes.