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campagnol

(italien campagnoli, de campagna, campagne)

Campagnol
Campagnol

Nom commun de nombreuses espèces de petits rongeurs myodontes, des genres Microtus, Arvicola, Clethrionomys, Pitymys, etc. (Famille des microtidés.)

En général de petite taille, les campagnols ont un pelage brun roux, une queue courte et velue, un museau obtus et des molaires à structure complexe, composées de prismes. Leurs invasions causent d'importants dégâts dans les récoltes.

On en connaît plus d'une vingtaine d'espèces en Europe, parmi lesquelles les plus communes sont le campagnol des champs (Microtus arvalis), le campagnols agreste (Microtus agrestis), le campagnol roussâtre (Clethrionomys glareolus), le campagnol terrestre, ou rat taupier (Arvicola terrestris), le campagnol amphibie, ou rat d'eau (Arvicola sapidus), le campagnol souterrain (Microtus [ou Pitymys] subterraneus), etc.

Dans les régions septentrionales, on trouve également le campagnol boréal, ou campagnol de la taïga (Clethrionomys rutilus), le campagnol nordique (Microtus oeconomus) et le campagnol de Sundevall (Clethrionomys rufocanus).

Le campagnol des champs

Le campagnol des champs (Microtus arvalis), un des campagnols les plus communs Europe, est largement distribué depuis les régions méditerranéennes et tempérées jusqu'aux sub-boréales. De forme ramassée, avec un corps trapu et arrondi (de 10 à 13 cm) et des pattes courtes, une queue courte (3 à 5 cm), il possède une tête trapue, avec des petites oreilles et des petits yeux. Son pelage est gris brun, avec des nuances de brun jaune sur le dos. Il se caractérise par son activité intense, due au fait qu'il ne suit pas le rythme nycthéméral. Il est très prolifique (de 4 à 8 petits par femelle, de 3 à 6 portées par an) et sujet à des accroissements cycliques de population, dangereux pour l'agriculture : lors de ses pullulations, il n'est pas rare en effet que sa densité de population atteigne jusqu'à 1 200 à l'hectare dans les champs de luzerne. Ses effectifs suivent un cycle annuel auquel se superpose parfois un cycle de pullulation : la densité de population est minimale après l'hiver, croissant rapidement en mai-juin, et atteint son apogée en septembre-octobre. Un démarrage précoce de la reproduction au printemps et un niveau de population relativement élevé en fin d'hiver annoncent une pullulation.

Préférant les milieux ouverts, il est aussi répandu en plaine qu'en montagne, jusqu'à 3 000 m d'altitude, mais sa densité devient plus faible avec l'altitude ; bon fouisseur, comme la plupart des autres espèces de campagnols, il creuse dans le sol des galeries et habite dans des terriers, avec une chambre nid et des chambres magasins reliées à la surface par de nombreuses ouvertures. Il mange énormément, se nourrissant de plantes herbacées ou de graines prélevées à la surface du sol ; dans les cultures, il s'attaque avec prédilection aux céréales, aux endives, aux laitues et aux artichauts.

Le campagnol roussâtre

Le campagnol roussâtre (Clethrionomys glareolus) de taille et de forme assez semblable à celles du campagnol des champs, s'en distingue toutefois par sa queue plus longue (7 cm), couverte de poils courts. Son pelage, brun roussâtre sur le dos, se teinte de gris sur les flancs et de gris clair sur le ventre. Ses oreilles sont nettement visibles. Plus diurne que les autres campagnols, il vit de préférence dans les forêts de feuillus, les bosquets, les ronciers et les haies, particulièrement dans les lieux secs.

Sa nourriture, assez variée (graines, pousses, écorces, baies, plantes vertes), peut comporter également des larves, des insectes et des limaces. Le rythme d'activité semble différent selon les sexes, les femelles présentant des phases d'activité plus courtes que celles des mâles (phases d'environ une demi-heure pour les femelles et d'environ deux heures pour les mâles), avec un maximum au lever et au coucher du soleil.

Contrairement à d'autres espèces de campagnols, les femelles du campagnol roussâtre n'atteignent la maturité sexuelle que si elles possèdent un territoire. Après une phase pré-pubertaire au cours de laquelle la femelle recherche un site favorable, elle marque par une phéromone le territoire qu'elle a acquis, et lui reste attaché pour le reste de sa vie (18 mois à 2 ans). Ce comportement est donc très différent de celui du campagnol des champs, dont les femelles peuvent atteindre leur maturité sans posséder de territoire (ce qui permet d'expliquer les pullulations de cette espèce dans laquelle toutes les femelles peuvent se reproduire).

Par contre, le comportement social des mâles est très semblables dans les deux espèces : les mâles établissent une hiérarchie au début de la période de reproduction et les mâles dominants possèdent des territoires plus vastes et montrent une activité plus grande. Toutefois, alors les rapports de dominance établis chez les campagnols roussâtres persistent durant toute la période de reproduction, la hiérarchie est toujours continuellement remise en cause chez les campagnols des champs, ce qui entraîne de nombreux conflits entre mâles. Enfin, contrairement au campagnol des champs, qui creuse des terriers, le campagnol roussâtre a une vie moins souterraine et préfère avant tout les abris naturels sous la litière forestière (souches d'arbres, cavités, …).