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béhaviorisme

(américain behaviorism)

Courant de la psychologie scientifique, qui ne prend en considération que les relations directes ou presque directes entre les stimulus et les réponses. (Synonyme : comportementalisme.)

Le béhaviorisme, né vers le début du xxe s. aux États-Unis avec les travaux de J. B. Watson, a constitué le courant dominant de la psychologie scientifique jusque vers les années 1950. Il est étroitement lié à l'affirmation de l'importance de la psychophysiologie, et, en même temps, de l'influence fondamentale des facteurs de l'environnement plutôt que des éléments innés ; à ce titre, il a mis au centre de ses recherches les problèmes de l'apprentissage, souvent dans ses formes élémentaires comme le conditionnement. Mais il a aussi témoigné beaucoup d'intérêt pour les phénomènes de motivation. Il a contribué au renouvellement des problématiques non seulement dans tous les domaines de la psychologie, y compris la psychologie sociale, mais aussi dans les sciences sociales, la linguistique, la sociologie, etc. Encore aujourd'hui, son premier principe, se fonder sur l'observation des comportements, n'est contesté par aucun psychologue se réclamant de l'esprit scientifique. Mais son second aspect, qui, par son refus de considérer les activités internes, en fait une théorie essentiellement positiviste, est de moins en moins accepté. Dans le domaine du comportement animal (éthologie), les thèses béhavioristes se sont opposées à celles de l'école objectiviste, qui, avec K. Lorenz et N. Tinbergen, soutiennent l'innéité des comportements.