En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

araignée

(ancien français aragne, du latin aranea, araignée)

Argyronète
Argyronète

Arachnide caractérisé par son abdomen souple et non segmenté, ses chélicères (crochets) venimeux, son aptitude à produire et à filer la soie. (Les araignées, ou aranéides, forment un ordre ou une sous-classe.)

On a recensé plus de 35 000 espèces d'araignées à travers le monde. Par leur régime alimentaire prédateur, elles jouent un rôle écologique considérable, notamment dans le contrôle des insectes nuisibles.

Les araignées possèdent quatre paires de pattes. Un pédicule caractéristique sépare leur tête soudée au thorax (céphalothorax) de leur abdomen. Les chélicères, deux appendices en forme de crochets situés en avant de la bouche, sont reliés à une glande à venin.

L'utilisation de la soie

Les araignées possèdent des glandes spécialisées dans la fabrication de soie (glandes séricigènes), débouchant sur des organes spécialisés dans le tissage, les filières, situées sur la face ventrale de l'abdomen. Ce sont les seuls animaux capables de produire et d'utiliser de la soie à tous les stades de la vie.

Toutes les araignées fabriquent de la soie, mais peu d'espèces confectionnent des toiles, la majorité chassant à l'affût ou à la course. Les araignées du genre Dinopis fabriquent des filets de soie qu'elles jettent sur les insectes passant près d'elles. Les femelles tissent des cocons pour protéger leurs œufs. Les argyronètes, des araignées aquatiques, fabriquent de véritables cloches à plongeur en fils de soie.

Lorsqu'elles se déplacent, la plupart des araignées laissent derrière elles un fil de sécurité pour éviter la chute. Ce fil sert aussi au transport aérien des jeunes par le vent.

La reproduction

Le mâle, plus petit que la femelle, doit généralement être reconnu d'elle pour ne pas être dévoré. Au moment de la reproduction, la femelle émet une phéromone qui attire le mâle. Celui-ci produit, en réponse, une autre phéromone destinée à calmer l'agressivité de la femelle. Chez les espèces qui fabriquent des toiles, le mâle utilise aussi un code fondé sur le tiraillement des fils, avant de s'aventurer sur la toile. Chez les araignées-loups (lycoses), le mâle effectue une véritable danse, au cours de laquelle il agite ses chélicères. Chez d'autres espèces, le mâle apporte en offrande à la femelle un insecte enveloppé dans un cocon de soie. L'accouplement se fait grâce à un organe porté par les pédipalpes du mâle (appendices voisins des chélicères), avec lequel il a au préalable récolté ses spermatozoïdes.

Classification

Les araignées se répartissent en deux groupes d'après la disposition des chélicères : verticaux comme les crochets à venin d'un serpent chez les mygalomorphes (ou orthognathes), horizontaux chez les aranéomorphes (ou labidognathes). Les mygalomorphes vivent surtout en Amérique tropicale (mygales), mais on en trouve quelques espèces en Europe (genres Atypus et Nemesia). Tous ont un corps massif et creusent des terriers. Les aranéomorphes, de loin les plus nombreux (on en compte 1 400 espèces rien qu'en Europe), ont une morphologie et des comportements très variés.

Quelques araignées remarquables

Les mygales sont d'énormes araignées dont le corps très velu peut atteindre, chez Theraphosa leblondi de Guyane, 9 cm pattes non comprises (plus de 20 cm avec les pattes !). Leur morsure, bien que très douloureuse, n'est pas mortelle. Vivant le jour dans un terrier, elles en sortent la nuit pour chasser à la course de gros insectes et de petits vertébrés.

Les araignées-crabes (thomisidés) doivent leur nom à leur curieuse marche sur le côté. Elles ne tissent pas de toiles et chassent sur les fleurs, à l'affût. Certaines peuvent changer de couleur pour se camoufler.

Les saltiques, ou araignées sauteuses (salticidés), possèdent des yeux perfectionnés et une excellente vision, car elles capturent leurs proies en leur sautant dessus.

Les araignées-loups (lycosidés) chassent leurs proies à l'affût ou à la course. La tarentule (Lycosa tarentula) vit dans le sud de l'Italie. Bien qu'elle soit inoffensive, on a longtemps cru que son venin provoquait des états mélancoliques : la légende voulait que le seul remède soit une danse endiablée, la tarentelle.

Assez communes dans les jardins, les épeires (aranéidés) confectionnent des toiles très élaborées.

L'araignée domestique, ou tégénaire (Tegenaria domestica), inoffensive, est celle dont les toiles sont les plus fréquentes dans les maisons.

La veuve noire est une araignée venimeuse américaine dont il existe une espèce voisine dans les régions méditerranéennes, la malmignatte (Latrodectus mactans). Mesurant 8 à 15 mm, la malmignatte est noire, avec des taches rouges sur l'abdomen. Son venin, toxique pour le système nerveux, en fait la seule espèce d'Europe susceptible d'entraîner la mort.