En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

acrobate

(grec akrobatos, de akrobatein, marcher sur la pointe des pieds)

Personne dont la souplesse et la force sont artistiquement mises en valeur au cirque et dans les spectacles de variétés.

CIRQUE

L'acrobate est un artiste qui exécute des exercices d'agilité physique, la plupart du temps dans un cirque ou un music-hall. Sa formation commence dès son plus jeune âge, et son entraînement ne devra pas subir d'interruption. Lorsqu'il atteint la quarantaine, l'acrobate est le plus souvent obligé de se convertir en dresseur, clown, illusionniste ou même accessoiriste. Sa carrière se termine donc de bonne heure.

Parmi les spécialités les plus célèbres figure celle des antipodistes, acrobates qui, le dos sur la « trinka » (planche rembourrée qui exhausse les reins), ne se servent que de leurs pieds pour exécuter les tours. La plupart des représentants de cette variété artistique sont des troupes familiales originaires de Hongrie, des Balkans ou du Maghreb.

Les « désossés » et les « barristes » constituent encore deux groupes importants d'acrobates de cirque. Les désossés représentent un genre de contorsionnistes assez restreint, étant donné la prédisposition anatomique que réclame l'entraînement harassant et dangereux auquel ils doivent se soumettre. Chester Kingston, qui se repliait dans une petite boîte cubique, fut le plus célèbre de ces phénomènes acrobatiques. Les barristes, qui travaillent à la barre fixe, n'existent que depuis 1870 ; de toutes les spécialités, c'est, avec le trapèze volant, la plus dangereuse.

Ces exercices restent proches de ceux auxquels se sont toujours livrés les funambules traditionnels. Leurs numéros ont été repris de nos jours, mais la corde détendue sur laquelle ils évoluaient avec une ombrelle en guise de balancier est remplacée par la corde tendue. Une des plus belles exhibitions de ce genre demeure celle de Blondin, qui, en 1859, traversa les chutes du Niagara sur un câble sans utiliser de balancier.