En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

académie

(italien accademia, du latin Academia, du grec Akadêmia, jardin d'Akadêmos, où Platon enseignait)

Société savante dont les membres se consacrent à une spécialité des lettres, des arts, des sciences, etc. (en général avec majuscule).

LITTÉRATURE

Si les cours d'amour, le Consistoire du Gai Savoir et les chambres de rhétorique forment en France les premiers cercles d'écrivains, le mot « académie » n'y apparaît qu'au début du xvie s., alors qu'en Italie, dès le milieu du xve s., les réunions d'humanistes, transformées en compagnies régulièrement constituées animées par d'éminents savants, se nomment déjà « académies », formant (souvent contre les universités) l'avant-garde philosophique et littéraire, linguistique (Académie della Crusca, à Florence, etc.), scientifique (Académie dei Lincei, à Rome), artistique (Académie degli Arti del disegno de Vasari, à Florence, 1563 Académie de Saint-Luc, à Rome). Les académies se développent rapidement en Europe et plus particulièrement en France, où, dès 1570, J. A. de Baïf crée la première d'entre elles, consacrée à la poésie et à la musique. En créant l'Académie française (1634), Richelieu instaure une politique d'orientation et de surveillance de toutes les disciplines intellectuelles et créatrices, suivie par Mazarin (Académie royale de peinture et de sculpture, 1648) et surtout par Colbert, qui rationalise le projet (Académies des inscriptions et belles-lettres, 1663 ; des sciences, 1666 ; de musique, 1669 ; d'architecture, 1671), dispensant appuis et crédits. Aussitôt répandues en Europe (Angleterre, Prusse, Espagne, Suède), les académies se développeront en U.R.S.S. et en Chine au xxe s., où elles jouent un grand rôle dans la recherche scientifique et culturelle. Parmi les académies régionales ou provinciales, prospères aux xviie s. et xviiie s. mais peu nombreuses aujourd'hui, subsistent, entre autres, les jeux Floraux et les Rosati.