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rafle du Vél'd'Hiv (16-17 juillet 1942)

Anniversaire de la rafle du Vél' d'Hiv, 1995
Anniversaire de la rafle du Vél' d'Hiv, 1995

Arrestation de Juifs étrangers (ou apatrides) opérée à Paris, sur ordre des autorités allemandes, avec la collaboration de la police française.

Le contexte

Cette opération entraîna l'arrestation de 13 152 Juifs, dont la plupart (4 115 enfants, 2 916 femmes, 1 129 hommes) furent entassés dans l'enceinte du Vélodrome d'Hiver avant leur déportation. Elle fut menée dans le cadre de la politique nazie d'extermination des Juifs de toute l'Europe occupée décidée lors de la conférence de Wannsee, en janvier 1942.

Le programme génocidaire nazi prévoyait dans un premier temps la déportation de 30 000 Juifs de la zone occupée et 10 000 de la zone libre. Le gouvernement français dirigé par Pierre Laval limite les arrestations aux Juifs étrangers ou considérés comme « apatrides ». Adolf Eichmann négocie avec la police française – Jean Leguay (délégué de la police de Vichy en zone occupée) et René Bousquet (secrétaire général de la police française) – qui accepte de collaborer et d'organiser seule la rafle.

Les faits

Pour la première fois en France, des femmes et des enfants sont raflés. Si cette rafle vise principalement les Juifs étrangers, la très grande majorité de leurs enfants sont de nationalité française, car nés en France.

Les Juifs arrêtés sont transportés par autobus au Vél'd'Hiv ; les célibataires et les couples sans enfant sont conduits au camp d'internement de Drancy ; de là, ils sont déportés vers le camp d'Auschwitz, où la plupart d'entre eux sont exterminés.

Les familles sont dirigées dans les camps de transit de Beaune-la-Rolande ou de Pithiviers, où elles sont séparées de force dans des conditions abominables avant d'être à leur tour déportées vers Auschwitz. Aucun des enfants n'est revenu ; moins d’une dizaine de mères ont survécu.

La mémoire

Une journée nationale commémorative (le dimanche suivant le 16 juillet) rappelant le drame a été instituée par le président François Mitterrand en 1993. Son successeur, Jacques Chirac, opère le 16 juillet 1995 un véritable tournant mémoriel, en reconnaissant, pour la première fois au nom de la République, la complicité de l’appareil de l’État français dans la persécution des Juifs.

La loi du 10 juillet 2000 a permis d’officialiser cette journée du souvenir en « instaurant une journée nationale à la mémoire des victimes des crimes racistes et antisémites de l’État français et d’hommage aux « Justes » de France ».

Pour en savoir plus, voir les articles la collaboration, la Shoah, gouvernement de Vichy.