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Viêt Nam : population

  • Population : 91 680 000 hab. (estimation pour 2013)

Les Viêts constituent 87 % de la population qui compte aussi des minorités ethniques. Entamée au xe s., la poussée des Viêts vers le sud se poursuit, aujourd'hui encore, des plaines vers les hautes terres traditionnellement habitées par les « montagnards ». Très sinisés, les Viêts parlent une langue tonale, dont l'écriture chinoise a été romanisée (quôc-ngu). Le village est resté le foyer de la culture indigène (rôle important des femmes, cycle de fêtes agraires, culte des ancêtres et des génies). Le bouddhisme est plus pratiqué que le confucianisme et le taoïsme ; il existe une minorité catholique et, dans le Sud, les sectes Cao Dai et Hoa Hao.

Dans le Nord, des minorités thaïs (4,8 % de la population), muongs, tibéto-birmanes, miaos (Yaos, 1,4 %) se répartissent dans les montagnes selon l'altitude ; les deux premières pratiquent la riziculture au-dessous de 600 m ; les autres, situées à des altitudes supérieures, se livrent à la culture sur brûlis. Dans le Centre, des minorités môns-khmères (1 %) et malayo-polynésiennes (Jarais, Rhadés, 2,6 %) occupent les hauts plateaux. Dans le Sud subsiste une minorité cham et dans la presqu'île de Ca Mau vivent des riziculteurs cambodgiens (600 000 personnes). Les Chinois, commerçants dans les villes du Sud (Cho Lon), représentent moins de 2 % de la population ; beaucoup sont partis après 1979 (boat people).

La densité moyenne de population, de l'ordre de 245 habitants par km2, est trompeuse : le delta du Nord et sa région rassemblent 27 % de la population sur 8 % du territoire (soit plus de 1 000 habitants par km2), le delta du Sud, 35 % des habitants sur 19 % des terres (soit 445 habitants par km2). Les plaines côtières du Centre sont densément peuplées. Les hautes terres sont, en revanche, peu habitées. Trente ans de guerre ont eu une incidence démographique : surmortalité des hommes, majorité de femmes (52 % de la population totale et active). Le taux d'accroissement naturel diminue grâce à une politique de limitation des naissances. Le taux d'urbanisation, relativement faible, est plus fort au sud qu'au nord. Les deux guerres ont provoqué d'importants déplacements intérieurs de population (migrations des catholiques du nord vers le sud, des réfugiés du sud vers le nord, des villageois vers les villes, au sud, des citadins vers les campagnes, au nord). La réunification de 1975 a provoqué d'autres déplacements de population vers les nouvelles zones économiques. Les guerres ont également provoqué le départ de nombreux réfugiés (1,3 million entre 1975 et 1989), et la formation de diasporas aux États-Unis (500 000 personnes), au Canada, en Australie ou encore en France, qui rapatrient environ un milliard de dollars par an. Il existe en outre près de 270 000 ouvriers nord-vietnamiens dans les anciens pays socialistes de l'Europe de l'Est, où ils avaient été envoyés pour aider au remboursement de la dette.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique du Viêt Nam et activités économiques du Viêt Nam.