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les Tard-Venus

Nom donné aux compagnies de routiers qui, se trouvant sans emploi après le traité de Brétigny (1360), se répandirent dans les campagnes et dévastèrent par leurs pillages une grande partie du royaume de France.

On évalue leur nombre à 12 000 ou 15 000 hommes vivant par groupes autonomes de 200 à 300, mais ces petites unités étaient à l'occasion capables de se regrouper pour attaquer un objectif important. Sous la conduite de chefs de guerre expérimentés, tels Arnaud de Cervole, dit « l'Archiprêtre », ou Seguin de Badefol, les bandes de Tard-Venus, après avoir ravagé la Champagne, la Bresse et le Beaujolais, menacèrent Lyon. Une armée royale envoyée contre eux sous le commandement de Jacques de Bourbon subit une cuisante défaite sous les murs du château-fort de Brignais où les Tard-Venus s'étaient retranchés (6 avril 1362). Blessé, Jacques de Bourbon, fut conduit à Lyon où il succomba. Après avoir ainsi mis en déroute les troupes royales, Seguin de Badefol, entraînant ses hommes dans de nouvelles aventures, s'empara de Savigny et, en 1364, prit la place forte de Anse et s'établit dans la vallée de la Saône. Cependant, après avoir ravagé le Forez et la vallée du Rhône, une autre colonne de Tard-Venus, sous la conduite d'Arnaud de Cervole, s'attaquait à la Provence et au Languedoc.

En 1365, Du Guesclin parvint enfin à débarrasser le royaume de France de ces Grandes Compagnies de Tard-Venus et de Truchins en les faisant passer de l'autre côté des Pyrénées après les avoir enrôlées au service de Henri de Trastamare, opposé à son demi-frère Pierre le Cruel pour la conquête de la couronne de Castille (1365).