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Syrie : géographie physique

Tigre
Tigre

Une barrière montagneuse (djabal Ansariyya, prolongé au sud par les chaînons de l'Anti-Liban et de l'Hermon) sépare une étroite plaine littorale, au climat méditerranéen, des plateaux de l'Est, désertiques.

1. Le relief

Entourée du nord au sud par la Turquie, l'Iraq, la Jordanie et Israël, et à l'ouest par le Liban, la Syrie possède une façade méditerranéenne, longue de 173 km. Sauf au nord, la côte borde une plaine étroite, humide et chaude, typiquement méditerranéenne, où la petite polyculture de subsistance est orientée, grâce à l'irrigation, vers le tabac, le coton, l'arachide et le maraîchage.

La Syrie est dominée, à l'est, par une barrière montagneuse, le djabal Ansariyya, prolongé au sud par les chaînons de l'Anti-Liban (2 629 m) et de l'Hermon (2 814 m), la trouée de Homs facilitant les relations entre la côte et l'intérieur. Ce massif, calcaire et pauvre, restitue ses eaux en périphérie par de puissantes sources karstiques.

Au-delà s'étendent la dépression du Ghab, drainée par l'Oronte. Le Ghab représente la dernière dépression du grand alignement de fractures qui se poursuit de l'Afrique orientale au Taurus. Le débit de l'Oronte et de ses affluents est assez régulier et abondant pour faire tourner de très hautes norias et alimenter par des canaux d'irrigation toute une chaîne d'oasis. Cela permet la culture du blé, de la betterave à sucre, du coton, des arbres fruitiers et de la vigne.

Le djebel Zawiye (935 m) et, plus au sud, l'Anti-Liban (qui culmine au Talat Musa, 2 629 m) et l'Hermon (2 814 m), sur lesquels s'appuie la frontière libano-syrienne, sont les rebords surélevés, plissés et faillés, de vastes plateaux calcaires qui s'abaissent lentement vers la Mésopotamie et la péninsule arabique.

Au sud-est, le djebel Druze, qui culmine à 1 801 m, est un vaste complexe de cônes et de coulées volcaniques formant, pour les plus récentes, une surface chaotique.

Si les steppes du Croissant fertile sont assez bien arrosées dans le couloir de l'Oronte (entre 200 et 400 mm de pluies), le haut Khabur au nord-est et le piémont volcanique de l'Hermon (Hauran, djebel Druze) – les « jardins » de l'Oronte sont renommés –, vers l'intérieur, les steppes saisonnièrement herbeuses à l'état naturel qui leur succèdent furent longtemps accaparées par les Bédouins, pasteurs et caravaniers. Malgré un climat plus sec et rude, l'eau des fleuves, des sources et des puits a fait naître des noyaux ou des rubans de culture intensive, qui associent l'olivier, les céréales (blé et orge), les jardins, les vignobles et les vergers d'abricotiers, de grenadiers, de figuiers et d'amandiers ; le plus ancien d'entre eux est la célèbre ghuta de Damas.

Dans le désert de Syrie, au sud-est, les oasis, telle Palmyre, sont rares, mais la vallée de l'Euphrate a connu d'importants travaux d'aménagement, comme le barrage de Tabqa, créant le lac Asad et permettant l'irrigation de la région de la Djézireh. Elle est maintenant réoccupée par les sédentaires, d'autant que la découverte de champs pétrolifères autour de Deir ez-Zor, au début des années 1980, a fortement modifié la physionomie de la région.

2. Le climat

Sauf au nord, la côte borde une plaine étroite, humide et chaude, typiquement méditerranéenne.

La continentalité et l'aridité contribuent à une dégradation rapide du climat méditerranéen à partir de la façade maritime. Le pays tout entier connaît une très longue saison sèche estivale, et les pluies hivernales s'amenuisent à mesure que l'on s'éloigne du littoral. Le djebel Ansariyya reçoit d'importantes précipitations: plus de 600 mm, par endroits plus de 1 000 mm. Le bourrelet montagnard occidental isole le pays des influences maritimes. Au-delà, le climat est beaucoup plus sec. Damas, pourtant située à seulement 100 km du littoral, ne reçoit que 200 mm par an pour une température moyenne de 16 °C (6 °C en janvier, 27 °C en juillet). Les conditions climatiques steppiques (entre 100 et 350 mm) concernent le tiers du territoire. Le climat désertique, caractérisé par des précipitations inférieures à 100 mm, affecte pour sa part 56 % de l'espace syrien. Le désert de Syrie, au sud-est, reçoit, très irrégulièrement, moins de 200 mm de pluies.

Pour en savoir plus, voir les articles population de la Syrie et activités économiques de la Syrie.