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Suède : géographie physique

Paysage le long du cercle polaire arctique
Paysage le long du cercle polaire arctique

1. Le relief

Les montagnes de la chaîne des Scandes, au nord-ouest, forment la zone la plus élevée. Quelques sommets (Kebnekaise, 2 117 m) dominent des plateaux étendus, entaillés par des rivières, qui se dirigent vers la Baltique. Alors que les hautes surfaces (fjäll) ont été rabotées par les glaciers, ceux-ci ont déposé des moraines dans les vallées élargies en auge. Ces moraines de barrage sont à l'origine de nombreux lacs à l'amont de chacune de ces vallées, ce qui représente un potentiel hydroélectrique important. Le Norrland est moins élevé (la majeure partie est située entre 200 et 500 m d'altitude), formé de surfaces planes surmontées par des collines résiduelles, des monadnocks. Plus au sud, le relief est plus disséqué, et c'est plutôt une zone de collines qui forme la transition avec la dépression centrale, occupée par le lac Vänern. Le Småland correspond aux hauts plateaux de la Suède méridionale, qui limitent la dépression centrale vers le sud, et atteignent 300 à 400 m d'altitude.

Ces reliefs sont bordés par un liseré de basses plaines littorales qui longent la Baltique et le golfe de Botnie jusqu'à 63° 30′ de latitude nord. Ces plaines de sédiments marins fertiles ont tendance à s'élargir puisque la péninsule, libérée du poids de la glace, s'exhausse lentement (0,4 m par siècle, à Stockholm). Au sud, les terrains sédimentaires primaires réapparaissent, surtout visibles dans les îles d'Öland et de Gotland. La présence du calcaire ainsi qu'un déficit pluviométrique assez net donnent une nuance subaride au paysage.

La dépression centrale souvent recouverte par des dépôts marins et morainiques est plus humide. Elle est divisée en deux par la ligne de partage des eaux entre le Skagerrak et la mer Baltique ; d'un côté, elle est drainée par le lac Vänern, et de l'autre les basses plaines s'ouvrent sur le lac Mälaren et Stockholm. La Scanie est la région la plus fertile, les moraines déposées ayant une composante calcaire qui donne des sols beaucoup plus chauds que dans les régions cristallines et granitiques du Nord. Le littoral est partout découpé, avec des baies étroites et profondes et une infinité d'îles et îlots formant un archipel côtier, le skärgård, qui constitue un excellent abri pour la navigation.

2. Le climat, la végétation et l'hydrologie

Le climat est très influencé par la latitude, qui détermine des hivers extrêmement rigoureux en Laponie (la partie la plus septentrionale du golfe de Botnie, au nord de Umeå, est englacée systématiquement tous les hivers). La température moyenne de février à Haparanda est de −12,5 °C, de −6 °C à Härnösand. Plus au sud, la rigueur de l'hiver est atténuée par la latitude, ainsi que par l'influence des perturbations qui viennent de la mer de Norvège et traversent la chaîne des Scandes à la faveur de l'ensellement d'Östersund ou la contournent par le sud. C'est en Scanie et sur la côte occidentale que les conditions climatiques sont les plus douces : l'englacement de la côte du Skagerrak et du Cattégat n'est qu'exceptionnel. Mais, même en Scanie, les précipitations hivernales tombent sous forme de neige, et la durée du manteau neigeux s'allonge régulièrement vers le nord pour atteindre plus de quatre mois à Haparanda. La période végétative s'accroît régulièrement vers le sud (8 mois contre 6 au nord). Les pluies, même si elles ne sont pas très abondantes (700 mm par an à Göteborg, 500 à Visby), tombent surtout pendant l'été, caractéristique de la nuance continentale du climat.

La végétation n'est pas très variée, compte tenu des conditions climatiques mais aussi parce qu'elle a reconquis le pays relativement récemment, depuis les dernières glaciations. La Suède est essentiellement incluse dans la zone de la forêt boréale, dans laquelle le pin est encore très bien représenté (40 % du capital forestier), car il semblerait que le sapin (45 % du capital forestier) n'ait pas encore achevé sa migration vers l'ouest depuis l'époque glaciaire. Cette forêt recouvre 64 % du Svealand (Suède centrale), 53 % du Norrland et 52 % de la Suède du Sud. Les feuillus apparaissent au sud de la dépression centrale, qui constitue une véritable limite botanique ; chênes puis hêtres en Suède méridionale, zone favorable à l'agriculture dans laquelle les feuillus ont été soumis à un défrichement plus intense. Les conditions climatiques favorisent la croissance rapide des arbres au sud, mais les bois sont plus durs au nord. Dans toute la zone de la forêt boréale, les tourbières sont très nombreuses.

Les forêts sont coupées de nombreux lacs, de trois types différents : lacs de montagne, sur les fjälls ; lacs qui s'échelonnent tout au long du cours des rivières qui descendent des Alpes scandinaves vers le golfe de Botnie (ces lacs, souvent étroits et profonds, gèlent de novembre à avril ou mai, ce qui limite les potentialités des installations hydroélectriques, pourtant si intéressantes dans cette zone de forte dénivellation) ; dans la dépression de Suède centrale dorment quelques-uns des plus grands lacs d'Europe (lacs Vänern, Vättern, Mälaren), d'origine tectonique.

Pour en savoir plus, voir les articles Population de la Suède et Activités économiques de la Suède.