En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Suisse : population

Suisse, langues et religions
Suisse, langues et religions

  • Population : 8 078 000 hab. (estimation pour 2013)

Marquée par la diversité linguistique (les germanophones sont toutefois de loin les plus nombreux) et le partage, presque égal, entre catholiques et protestants, la Suisse est un pays densément peuplé et urbanisé aux trois-quarts. La population se concentre dans le Plateau, ou Moyen-Pays, entre le Jura et surtout les Alpes. Les francophones sont présents dans l’ouest. Une petite minorité parle italien, alors que la pratique de la langue romanche est marginale. La croissance de la population est modérée.

Les divisions administratives de la Suisse

DIVISIONS ADMINISTRATIVES DE LA SUISSE

Canton

Superficie (en km2)

Population (recensement de 2010)

Chef-lieu

Appenzell*

415

68 705

 

Argovie

1 404

611 466

Aarau

Bâle*

465

460 713

 

Berne

6 050

979 802

Berne

Fribourg

1 671

278 493

Fribourg

Genève

282

457 715

Genève

Glaris

684

38 608

Glaris

Grisons

7 106

192 621

Coire

Jura

838

70 032

Delémont

Lucerne

1 492

377 610

Lucerne

Neuchâtel

797

172 085

Neuchâtel

Saint-Gall

2 014

478 907

Saint-Gall

Schaffhouse

298

76 356

Schaffhouse

Schwyz

908

146 730

Schwyz

Soleure

791

255 284

Soleure

Tessin

2 810

333 753

Bellinzona

Thurgovie

1 013

248 444

Frauenfeld

Unterwald*

767

76 609

 

Uri

1 076

35 422

Altdorf

Valais

5 226

312 684

Sion

Vaud

3 219

713 281

Lausanne

Zoug

239

113 105

Zoug

Zurich

1 729

1 373 068

Zurich

1. L'évolution démographique

La population de la Suisse est de 8 millions d'habitants. Son taux d'accroissement annuel, dû pour les deux tiers à l'excédent migratoire, qui était de 1,3 % en 1991, était de l'ordre de 0,3 % en 2007. Elle est vieillissante (près de 23 % des habitants sont âgés de 60 ans et plus) et l'âge médian est de plus de 41 ans, le cinquième plus élevé du monde. Son espérance de vie est la plus élevée du monde après celle du Japon. Un besoin permanent de main-d'œuvre spécialisée ainsi que les regroupements familiaux (en dehors des frontaliers et des saisonniers) ont fait croître le taux de population étrangère, qui s'élève à 23 % de la population totale. Sur les 1 880 000 personnes disposant d'un permis d'établissement ou d'une autorisation annuelle (en dehors des demandeurs d'asile écartés du marché du travail), les ressortissants de l'ex-Yougoslavie viennent en tête (300 000 personnes), devant les Italiens (290 000), les Allemands (280 000), les Portugais (240 000) et les Français (100 000). Le nombre de travailleurs frontaliers a cru de plus d'un quart entre 2007 et 2012. Les plus nombreux sont les Français (140 000), suivis des Italiens (60 000), des Allemands (55 000) et des Autrichiens (8 000).

2. Les langues

Le critère identitaire essentiel n'est plus la religion (les deux principales religions, catholique et réformée, constituent des groupes à peu près équivalents), mais bien la langue maternelle. Avec 26 cantons et demi-cantons souverains, la Suisse a pu préserver une variété linguistique qui trouve son origine dans la multiplicité des ensembles naturels. La Confédération helvétique est traditionnellement divisée en une Suisse alémanique, une Suisse romande et une Suisse italienne. Le pays compte quatre langues nationales, dont les trois premières, officielles sur le plan fédéral, sont l'allemand (64 % de locuteurs, mais 73 % chez les nationaux suisses), le français, en légère progression, parlés dans les cantons (romands) de Genève, de Vaud, de Neuchâtel, du Jura (19 % de locuteurs mais 20 % chez les nationaux suisses) et l'italien, parlé dans le Tessin et les Grisons (respectivement 8 % et 4 %), la quatrième langue étant le romanche (réduit à moins de 1 %), qui a été reconnu comme quatrième langue nationale en 1938. Les cantons du Valais, de Fribourg et de Berne ont deux langues officielles. Les autres cantons sont unilingues alémaniques.

Le statut des langues relève du droit cantonal fondé à la fois sur la liberté personnelle et la territorialité. La Confédération intervient pour protéger les deux vraies minorités linguistiques tandis que le dialogue est souvent difficile entre les deux communautés principales. Les alémaniques, pour se distinguer du géant allemand et de la culture germanique, utilisent de plus en plus un dialecte unifié (ou « Schwyzertütsch »), devenu une langue courante de communication, voire une matière d'enseignement.

3. Les grandes villes

La Suisse moyenne (ou plateau suisse) concentre la majorité de la population avec cinq grandes agglomérations (dans l'ordre, Zurich, Genève, Bâle, Berne et Lausanne) regroupant près de 2,5 millions d'habitants (soit une augmentation de 65 % en quarante ans) et débordant largement les frontières cantonales. La Suisse dispose également de tout un réseau de villes moyennes, capitales de cantons (Neuchâtel, Saint-Gall, Coire, Lucerne) ou villes satellites (Baden, Winterthur) aux activités très différenciées. Au total, une aire urbaine de plus de 4 millions d'habitants s'étend sur deux axes croisés : de Bâle à Lugano, d'une part, de Genève à l'Autriche, d'autre part. Les restructurations d'entreprises actuellement en cours montrent un renforcement de la prédominance de la Suisse du Nord et un recentrage des sièges et des directions au profit de Zurich, la capitale économique et financière, ou de la région bâloise, carrefour européen.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique de la Suisse et activités économiques de la Suisse.