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batailles du Rhin

Ensemble des opérations qui permirent aux Alliés d'atteindre, puis de franchir le Rhin, à la fin de la Seconde Guerre mondiale (septembre 1944-avril 1945).

La marche au Rhin

Après la liquidation de la poche de Falaise et la prise de Paris, les Allemands décident le 25 août 1944 de reporter leur défense sur la Meuse inférieure, la ligne Siegfried et les Vosges.

Convaincu qu'il est possible d'atteindre le cœur de l'Allemagne avant que la Wehrmacht ait pu se rétablir sur cette position, Montgomery fait accepter par Eisenhower le principe d'un largage de troupes aéroportées à Arnhem, sur la rive droite du Lek (17-26 septembre).

L'échec de l'opération est quelque peu compensé par la saisie des bouches de l'Escaut par les Canadiens, ce qui permet la remise en service du port d'Anvers, le 26 novembre.

Quant aux premières offensives contre la ligne Siegfried (la Ire armée américaine à Aix-la-Chapelle, dont les ruines sont occupées le 21 octobre, la IIIe armée Patton devant Metz), elles se heurtent à une très violente résistance. Aussi Eisenhower ordonne-t-il une offensive générale en direction de la Roer, de la Sarre et de l'Alsace (novembre).

Au nord, la IIe armée anglaise s'empare de Venlo, mais les Ire et IXe armées américaines sont bloquées sur la Roer. Au centre, Patton enlève Metz (22 novembre) et franchit la Sarre jusqu'à la ligne Siegfried. Au sud, la Ire armée française (de Lattre), attaquant par la trouée de Belfort, atteint le Rhin le 19 novembre et Mulhouse le 20. Trois jours plus tard, la 2e DB (Leclerc) libère Strasbourg après une manœuvre audacieuse de part et d'autre de Saverne.

Deux contre-offensives allemandes ébranlent alors le front allié : celle des Ardennes, qui parvient à 10 km de la Meuse, celle de basse Alsace qui menace Strasbourg. Charles de Gaulle sauve la ville en convainquant Eisenhower de ne pas abandonner l'Alsace (2 janvier 1945).

Ce n'est qu'en février et mars que toute la rive gauche du Rhin est atteinte : la poche de Colmar est réduite le 9 février par la Ire armée française (→ campagne d'Alsace) ; au nord, les Canadiens atteignent Clèves le 12, les Ire et IXe armées américaines Juliers et Düren le 23.

Le 7 mars, les Américains occupent Cologne, saisissent par surprise le pont intact de Remagen et créent une tête de pont sur la rive droite ; le 9 mars, Coblence tombe. À partir du 13, une action conjuguée des Ire et IIIe armées américaines et de l'armée de Lattre rompt le dernier bastion de la ligne Siegfried.

Le 25 mars, après la prise de Mayence, toute la rive gauche est aux mains des Alliés, dont les forces atteignent alors 90 divisions (61 américaines, 13 britanniques, 5 canadiennes, 10 françaises, 1 polonaise).

Le franchissement du Rhin

Depuis le 7 mars, les Américains renforçaient leur tête de pont de Remagen, forte de trois corps d'armée au moment où, le 22, la IIIe armée Patton traverse le Rhin par surprise à Oppenheim et s'empare de Francfort (29 mars).

Simultanément, Montgomery lance sur le Rhin inférieur la plus importante opération de franchissement, le 24, soutenue par une action aéroportée à l'est de Wesel. Le succès de l'opération permet de déborder la Ruhr par le nord et d'entreprendre l'encerclement du bassin industriel dont Model assure la défense, en liaison avec les Ire et IIIe armées américaines.

Plus au sud, la VIIe armée Patch et la Ire armée française franchissent le Rhin le 26 à Worms et le 31 à Spire et Germersheim.

L'exploitation du franchissement

Pendant que se livre la bataille de la Ruhr, l'exploitation du franchissement est aussitôt entreprise : Simpson (IXe armée) atteint l'Elbe à Magdeburg le 1 avril, Patton est à Leipzig le 14 ; ses troupes arrivent à Plzeň, à 90 km de Prague, mais sont ramenées en arrière à la suite d'un accord avec les Soviétiques et font leur jonction avec l'Armée rouge à Torgau, sur l'Elbe, le 25 avril.

Au nord, c'est à Wismar que Montgomery effectue sa liaison avec les Soviétiques le 3 mai, après s'être emparé de Brême.

Au sud, les armées Patch et de Lattre ont dû vigoureusement se battre sur la ligne Würzburg-Pforzheim, puis Patch parvient à Nuremberg le 21 avril. De Lattre atteint Stuttgart le 21, Constance, Ulm (le 24) et entre en Autriche dans le Vorarlberg, tandis que Leclerc, au sein de la VIIe armée américaine, s'empare de Berchtesgaden, le 4 mai, juste avant la capitulation allemande.

Pour en savoir plus, voir l'article Seconde Guerre mondiale.