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Pérou : population

Lima
Lima

Évolutions démographiques

Après plusieurs décennies de croissance accélérée, le Pérou a vu son taux d'accroissement naturel se stabiliser autour de 1,8 % par an dans les années 1990, avec un indice de fécondité de 3 enfants par femme ; au début des années 2000, la tendance reste à la baisse, avec un taux d'accroissement naturel de 1,6 % par an et un indice de fécondité de 2,6. Estimée à 26,1 millions d'habitants en 2001, la population péruvienne est très jeune (33 % des Péruviens ont moins de 15 ans, 4 % seulement ont plus de 65 ans). Le taux de natalité, voisin de 25 ‰, a fortement diminué (il était encore de 31 ‰ en 1991). L'espérance de vie est passée, entre le début et la fin des années 1990, de 65 à 68 ans (71 ans pour les femmes, 66 ans pour les hommes). Les progrès réalisés dans le domaine de la santé, notamment grâce à un meilleur accès aux soins, ont permis la diminution de la mortalité, tombée au-dessous de 7 ‰, et, surtout, de la mortalité infantile (109 ‰ en 1972, 37 ‰ en 2000-2005).

Un peuplement discontinu

La faible densité moyenne (20 habitants par km2) ne reflète pas la répartition très ponctuelle de la population. Les oasis de la côte pacifique, certains bassins andins, ainsi que les rives du lac Titicaca apparaissent souvent surpeuplés et contrastent avec les espaces vides de la forêt amazonienne (à l'exception des fronts pionniers) ou de certains déserts de la sierra. Depuis un demi-siècle environ, les migrations se sont intensifiées depuis les hauts plateaux des Andes vers le piémont amazonien et, plus particulièrement, vers la côte, qui regroupe aujourd'hui près de 60 % de la population (contre 30 % en 1940). La colonisation de la forêt dense progresse le long des vallées et autour des villes d'Iquitos (port fluvial sur l'Amazone), de Pucallpa ou de Puerto Maldonado. Parallèlement, des millions de Péruviens, réfugiés de la violence, ont fui les villages andins menacés par le Sentier lumineux et ont émigré massivement vers les villes du littoral (Lima, Trujillo), à la recherche de meilleures conditions de vie. La normalisation qui suivit l'arrestation des chefs du mouvement terroriste, en 1992, a toutefois favorisé le retour de plusieurs milliers de familles dans leurs foyers. L'urbanisation du pays se poursuit : 72 % des habitants vivent aujourd'hui dans les villes, contre 70 % en 1991. On observe, avec Lima, un phénomène accentué de macrocéphalie urbaine : l'agglomération formée par la capitale péruvienne et son port, El Callao, abrite en effet plus du quart de la population du pays et concentre 85 % des administrations, 75 % du grand négoce, ainsi que 85 % de la production industrielle. Viennent ensuite Arequipa puis les métropoles de la côte septentrionale, Trujillo, Chiclayo, Piura et même la récente Chimbote, qui dépassent désormais les anciennes grandes cités andines (Cuzco, Huancayo, Puno, Juliaca). Créées par les Espagnols, ces villes voient leur vieux centre colonial s'entourer de lotissements et de quartiers d'habitat pauvre caractéristiques d'une urbanisation spontanée. Le niveau de vie reste bas, avec de fortes inégalités sociales.

Composition ethnique

La population est en grande majorité indienne (54 %) ou métissée. Les Blancs, minoritaires, descendent pour la plupart d'immigrants espagnols. Parmi les ethnies indiennes vivant au Pérou, les Quechuas sont de loin les plus nombreux (47 % de la population totale). Ils se concentrent en majorité sur les hauts plateaux andins, bien qu'un certain nombre d'entre eux aient fui vers la côte à l'époque des agressions terroristes. Viennent ensuite les Aymaras (5 %), qui vivent, pour l'essentiel, autour du lac Titicaca. Les autres groupes, principalement des Indiens de la forêt (2 %), n'ont que très peu de contact avec le reste du pays, même si l'on suppose que les Ashaninkas (groupe comprenant de 80 000 à 100 000 individus) ont pu servir de guides aux guérilleros vers la fin des années 1980. L'une des difficultés de ce pays fortement compartimenté est l'intégration des trois sous-ensembles (côte, sierra, forêt) sur un même territoire national. Chaque ensemble régional conserve, en effet, une identité très affirmée, renforcée par les dominantes ethniques et les structures locales (droits coutumiers). De plus, l'accès à l'enseignement dans les campagnes a longtemps été rendu difficile par la guérilla et le manque d'infrastructures. Le manque de moyens est considérable : 13 % des enfants entre 6 et 11 ans ne sont pas scolarisés, et, selon le recensement de 1993, 11 % de la population âgée de plus de 15 ans est illettrée (30 % dans les campagnes, 7 % dans les villes).

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique du Pérou et activités économiques du Pérou.