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siège de Paris (septembre 1870-janvier 1871)

Siège de Paris
Siège de Paris

Siège entrepris par les Allemands à la suite de la défaite de Napoléon III à Sedan.

1. Le choix de la défense

Dès le 18 septembre 1870, les Ire et IIIe armées prussiennes investissent la capitale. Paris décide de se défendre, et l'inutile entrevue de Jules Favre avec Bismarck, à Ferrières (aujourd'hui Ferrières-en-Brie), les 19-20 septembre 1870, vient renforcer cette résolution.

La défense est confiée au général Trochu, qui appelle tous les hommes disponibles. Ceux-ci se joignent au 13e corps du général Vinoy et forment 270 bataillons.

2. Les actions

Des engagements vigoureux ont lieu à Châtillon le 19 septembre, à Villejuif le 23, à Chevilly et Thiais le 30, à Bagneux le 13 octobre et à Malmaison le 21. Une action heureuse, mais sans lendemain, est menée au Bourget par le général de Bellemare les 28 et 29 octobre. Le 30 novembre, le général Ducrot livre sur les plateaux dominant la Marne les durs combats de Villiers et de Champigny, qui durent jusqu'au 2 décembre sans pouvoir, malheureusement, établir la liaison avec la Ire armée de la Loire, elle-même défaite à Loigny, en Beauce.

D'autres sorties sur Le Bourget et Neuilly, le 21 décembre, et sur Montretout et Buzenval, le 19 janvier, sont des actes glorieux, mais meurtriers, alors que les trois armées de province se trouvent mises hors de cause : Faidherbe à Saint-Quentin, Chanzy au Mans, Bourbaki à Héricourt.

3. L'armistice et la reddition

Pendant ce temps des dissensions sont apparues dans la capitale, la famine menaçant et les bombardements ayant causé des ravages. Aussi le 27 janvier 1871 Jules Favre se rend-il à Ferrières, où il rencontre Bismarck pour signer l'armistice et la reddition de la ville (28 janvier). Paris est contraint de désarmer ses forts et ses troupes, à l'exception de la Garde nationale et de 12 000 hommes, et en échange d'une indemnité de 200 millions, la ville est ravitaillée et échappe à l'occupation. Puis les préliminaires du 28 février 1871 autorisent le maintien d'une garnison de 40 000 hommes dans la capitale.

Pour en savoir plus, voir les articles guerre franco-allemande, IIIe République.

4. Pendant la Commune

Au cours de l'insurrection de la Commune, Paris est assiégé par les Versaillais (30 mars-2 avril-21 mai 1871), puis enlevé quartier par quartier du 21 au 28 mai.