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Nouveau Centre

Parti politique français fondé en 2007.

1. Création

Formation de sensibilité centriste, humaniste, libérale et européenne, le Nouveau Centre est issu de l’Union pour la démocratie française (UDF) de François Bayrou à la suite de l’élection présidentielle de 2007.

En effet, François Bayrou, fort de ses 18,5 % de suffrages, et n’ayant pas donné de consigne de vote entre les deux tours, entend capitaliser sur la légitimité qu’il a acquise en annonçant le 10 mai la création d’un nouveau parti, le MoDem, qui occuperait l’espace laissé vacant entre le parti socialiste (PS) et la future majorité présidentielle dominée par l’Union pour un mouvement populaire (UMP). Or c’est cette dernière que rallient les élus UDF, désireux de conserver leurs circonscriptions et de peser sur les orientations de l’exécutif, plutôt que de sièger dans ce qui leur apparaît devoir être des limbes politiques.

L’ancien second de F. Bayrou, Hervé Morin, nommé au ministère de la Défense par le nouveau chef de l’État Nicolas Sarkozy, et André Santini portent sur les fonts baptismaux le NC à la fin de mai 2007. Ils enlèvent 17 sièges lors du scrutin législatif de juin, de quoi leur permettre, avec l’appoint d’apparentés, de former un groupe à l’assemblée, présidé par François Sauvadet.

Les gouvernements successifs permettent à des personnalités comme A. Santini, Valérie Létard, puis Christian Blanc, Maurice Leroy, et enfin F. Sauvadet d’obtenir des portefeuilles, cependant qu’Hervé Morin reste à la Défense jusqu’en novembre 2010.

Le premier congrès du mouvement, en mai 2008, porte à sa tête ce dernier, et le second congrès le reconduit deux ans plus tard.

Résultats électoraux

S’ils perdent Blois au profit du PS lors des municipales de 2008, les candidats du Nouveau Centre conservent nombre de mairies et enlèvent Châtellerault et Agen. Ils s’allient avec l’UMP lors des européennes de 2009, obtenant environ 20 % de sièges sur les listes présentées par la grande formation de droite. Aux cantonales de 2011, ils dépassent les 3 % aux deux tours, font élire une soixantaine de conseillers généraux et gardent la présidence des départements du Calvados, de la Côte d’Or, du Loir-et-Cher et de l’Yonne. La progression est sensible aux sénatoriales de septembre 2011, puisque le groupe se renforce de 7 nouveaux venus, portant ses effectifs à 16.

Vers la course présidentielle

Le remaniement ministériel de novembre 2010 ayant écarté nombre de centristes, dont Hervé Morin, un champ électoral se dessine, que convoitent à la fois F. Bayrou, Corinne Lepage, Jean-Louis Borloo et l’ancien ministre de la Défense. Le parti radical et le Nouveau Centre s’entendent en juin 2011 avec la Gauche moderne de Jean-Marie Bockel et la Convention démocrate d’Hervé de Charrette pour créer l’Alliance républicaine environnementale et sociale (ARES).

Mais des tensions se font jour entre H. Morin, décidé à porter les couleurs de son parti à l'élection présidentielle de 2012, et J.-L. Borloo qui a déjà fait part de son intention de concourir. Après la rétractation de ce dernier en octobre, et contre l’avis du gros des élus de la formation, bien plus soucieux de négocier un accord électoral législatif avec l’UMP, H. Morin officialise à la fin de novembre 2011 son intention de participer à cette échéance majeure.