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Mexique : population

Mexico
Mexico

  • Population : 122 332 000 hab. (estimation pour 2013)

Le Mexique se situe au 2e rang en Amérique latine pour la population (qui s'accroît encore rapidement), derrière le Brésil. L'exode rural et la forte natalité expliquent la rapidité de l'urbanisation (les trois quarts des Mexicains sont des citadins, une cinquantaine de villes dépassent 100 000 habitants et Mexico est l'une des plus grandes agglomérations du monde) et la persistance de l'émigration – souvent clandestine – vers les États-Unis (flux qui tend toutefois aujourd'hui à se ralentir).

Des milieux naturels fortement compartimentés, confrontés, pour certains d'entre eux (sierras, déserts, forêts denses), à des difficultés de mise en valeur, confèrent au Mexique l'aspect d'un archipel démographique. Dans le Nord comme dans la périphérie méridionale, des îlots de peuplement s'intercalent entre de vastes espaces vides. Dans les régions montagneuses et humides du Centre, ils deviennent en revanche beaucoup plus denses et plus resserrés, les discontinuités n'apparaissant que localement. Dans ce Mexique central existait, bien avant la conquête espagnole, un noyau important de peuplement indigène. Dès l'époque coloniale, l'évangélisation – plus tolérante que celle pratiquée dans les Andes – a entraîné un métissage précocement accepté et proclamé. Les apports étrangers y sont pourtant modestes : le fonds espagnol, bien que sans cesse accru, demeure minoritaire, les éléments mulâtres étant, de leur côté, très limités. Le fonds indien prédomine donc largement, mais il est culturellement métissé, à l'exception d'une minorité restée indigène (10 % de la population). Celle-ci forme une mosaïque très complexe de groupes linguistiques dont l'importance est très variable. Les plus nombreux sont les Nahuas (1,3 million d'individus) et les Mayas (800 000). Hormis ces derniers, ces communautés indiennes sont presque toujours paysannes ; elles se reconnaissent non pas tant par leur langue que par leur terroir, leurs fêtes et leur confrérie religieuse, qui diffère d'un groupe à l'autre. En 1997, 1 % environ de la population mexicaine ne parlait pas espagnol.

Le manque de travail et l'espoir de perspectives meilleures ont encouragé de nombreux Mexicains à émigrer, surtout vers les États-Unis. Cette migration fut reconnue, voire encouragée, par les autorités nord-américaines jusqu'au début des années 1960. À partir de cette date s'accroît une migration clandestine, largement tolérée, dont les chiffres font l'objet de débats. En 1995, 13,5 millions d'Américains d'origine mexicaine vivaient aux États-Unis, dont 4 millions nés au Mexique. La recherche de meilleures conditions de vie a également suscité d'importantes migrations internes. Entre 1930 et 1960 s'est développée une immigration vers les zones rurales irriguées du Nord et, dans une moindre mesure, vers les zones basses tropicales dans le cadre de la colonisation des fronts pionniers (mise en valeur des tierras calientes,). Mais cette « marche vers la mer » fut partiellement un échec. Par la suite, ce sont les villes qui ont absorbé l'essentiel des courants migratoires : Mexico, Monterrey et Guadalajara d'abord, puis, plus récemment, les villes industrielles du Nord, comme Tijuana, ou encore les centres touristiques comme Cancún.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique du Mexique et activités économiques du Mexique.