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Mexique : activités économiques

Mexico
Mexico

Le pétrole, dont le pays est l'un des grands producteurs mondiaux, est devenu la principale richesse, loin devant les autres ressources du sous-sol (argent, cuivre, fer, etc.) et les plantations (agrumes, canne à sucre, caféiers, cotonniers). Le maïs et l'élevage bovin sont destinés au marché intérieur. Si le sous-emploi reste important, certains secteurs industriels (constructions mécaniques : machines, automobiles, aéronautique ; équipements électriques et électroniques ; chimie) sont dynamiques. Les États-Unis constituent de loin le principal client du Mexique, intégré depuis les années 1990 dans le marché commun nord-américain institué par l'ALENA. Le tourisme, développé, est aujourd'hui pénalisé par l'insécurité régnant dans le pays.

1. Les déséquilibres régionaux

L'existence, durant deux millénaires, d'une importante civilisation indienne dans le centre et le centre-ouest du Mexique a favorisé l'émergence d'une unité nationale précoce. Mais ce n'est que vers la fin du xixe s. et au début du xxe s. que le territoire mexicain prend forme et gagne en homogénéité, grâce à l'extension du chemin de fer. Un réseau ferré en étoile s'est développé autour de la capitale jusque dans les années 1930. Ses prolongements vers la frontière américaine ont permis l'intégration du Nord et du Nord-Est, régions d'élevage extensif conquises tardivement sur les Indiens.

Le nord et le nord-est du Mexique sont, depuis la guerre avec les États-Unis au milieu du xixe s., intimement liés à ceux-ci. Une grande partie de l'activité économique s'articule le long de la ligne frontalière, où se sont développées, à partir des années 1960, des industries d'assemblage et de sous-traitance, les maquiladoras. Le principe en est simple : du côté mexicain, une usine de montage employant des salariés jeunes et peu qualifiés, payés à bas prix, avec un encadrement technique réduit ; du côté américain, les services de gestion, de conditionnement final et de commercialisation. Ces maquiladoras ont connu un rythme de développement particulièrement rapide ainsi qu'une diversification de leurs activités à partir du milieu des années 1980. Elles ont un réel effet d'entraînement sur l'économie, les États industriels du Nord attirant, aujourd'hui, de plus en plus d'entreprises autres que maquiladoras.

À ce Mexique septentrional qui se modernise rapidement s'oppose un Mexique périphérique tropical qui s'ancre dans une Amérique centrale émiettée et pauvre, et que la découverte des hydrocarbures n'a pas suffi à désenclaver. Il s'agit d'une région délaissée par l'expansion ferroviaire du début du xxe s. : si des lignes de chemin de fer atteignent le Chiapas, elles n'incorporent que des portions fort limitées de la zone tropicale. Quant au Yucatán, il n'a été relié au territoire national que dans les années 1930-1960. Cette région du golfe du Mexique entretient, elle aussi, des liens étroits avec les États-Unis, concernant la vente des produits pétroliers et, plus accessoirement, de bétail.

C'est dans le Mexique central que se situe la mégapole de Mexico, une des villes les plus peuplées du monde. Des conditions écologiques très particulières font de celle-ci l'une des villes les plus polluées du monde. L'opposition entre classes sociales extrêmes se retrouve dans le paysage urbain : le Sud-Ouest, forestier, peu touché par la pollution, est occupé par les classes aisées, alors que le Nord-Est, semi-aride, accueille les populations défavorisées. Ce clivage n'empêche pourtant pas l'expansion des classes moyennes, qui occupent une place sans cesse croissante. Le Centre-Ouest a très tôt affirmé son autonomie face à l'hégémonie centralisatrice de Mexico, en développant ses échanges avec la Californie et l'Extrême-Orient. Grenier traditionnel du Mexique, ses bassins agricoles ont dû s'adapter à la concurrence des terres irriguées du Nord. Aujourd'hui très spécialisés, ils produisent aussi bien pour l'exportation vers les États-Unis et l'Europe que pour le marché national. On y dénombre trois grandes zones industrielles : autour de Guadalajara (deuxième ville du pays), dans le Bajío (Guanajuato) et dans l'État du Michoacán (pôle sidérurgique Lázaro Cárdenas).

Sur la côte pacifique (Acapulco notamment), une industrie touristique, née dès la fin des années 1950, connaît un essor considérable.

2. Agriculture et réforme agraire

La réforme agraire, qui s'est étendue de 1917 à 1980, a renforcé le monde paysan en lui donnant ou en lui reconnaissant la possession de la moitié de l'espace rural mexicain. Jusqu'en 1934, les autorités ont distribué aux vétérans de la révolution de petits lopins de terre relevant, pour l'essentiel, d'une propriété collective (les ejidos), dans le centre du pays et sur le versant atlantique. Dans un second temps (1938-1940), la concession des ejidos a porté sur les terres irriguées du Nord, sur celles des grandes propriétés de sisal du Yucatán et sur celles de l'État du Michoacán. Puis, jusqu'en 1980, le processus s'est ralenti, mais les lots de terres distribués sont généralement assez importants. Les ejidos exploités collectivement sont une infime exception. La règle est à l'exploitation individuelle : au bout de trois générations, des propriétés de tailles inégales se sont constituées, allant des petites exploitations (microfundia) à de moyennes, voire de grandes propriétés pratiquant une agriculture commerciale. À côté de cette paysannerie microfundiaire, de jeunes paysans sans terre, mais aussi des femmes et des enfants, constituent la masse fluctuante des salariés agricoles temporaires.

En dépit de ces problèmes, la production agricole mexicaine est l'une des plus élevées du monde. Blé, soja et maïs (4e rang mondial pour le maïs) sont produits pour le marché intérieur, tandis que les agrumes et le café (5e rang) sont destinés à l'exportation. Les cultures de canne à sucre (4e rang) et de coton restent importantes mais tendent à décliner, en raison de la baisse des prix sur le marché mondial. Les cheptels bovin et porcin (8e rang chacun) sont également appréciables.

3. Mines et industries

Les principales industries sont les constructions mécaniques (pièces métalliques, machines), notamment dans le secteur automobile, les équipements électriques et électroniques et la chimie. Les maquiladoras occupent une place centrale dans ce secteur et représentent la majeure partie des exportations industrielles. On dénombre plusieurs milliers d'entreprises d'assemblage (dont beaucoup sont contrôlées par des capitaux nord-américains) qui emploient plusieurs centaines de milliers de personnes. Le secteur de l’aéronautique est en croissance.

Le Mexique est, selon les années, le 4e ou le 5e producteur mondial de pétrole. L'industrie pétrolière est, depuis la nationalisation des hydrocarbures en 1938, aux mains de l'entreprise d'État PEMEX, mais ce contrôle tend à se restreindre depuis peu. La production de charbon et de graphite a fortement augmenté, et le Mexique est le premier producteur d'argent. Il extrait également du cuivre (12e rang mondial), du plomb (5e rang) et de l'or. En dépit des énormes ressources minières dont dispose le pays, le secteur minier ne représente toutefois que 1 % du produit intérieur brut.

4. Commerce et échanges

Les États-Unis constituent, de loin, le principal client du Mexique (ils absorbent les deux tiers des exportations). Malgré les récents efforts du pays pour diversifier ses partenaires (en particulier envers les pays d'Amérique latine et d'Europe), sa dépendance vis-à-vis des Nord-Américains s'est plutôt accentuée au cours de ces dernières années. Le marché commun nord-américain (A.L.E.N.A. : Accord de libre-échange nord-américain), entre le Mexique, les États-Unis et le Canada, est entré en vigueur en 1994. Le traité prévoit une libération des échanges sur quinze ans.

En 2012, un accord de libre-échange, l'Alliance du Pacifique, est ratifié entre le Mexique, la Colombie, le Chili et le Pérou, le Costa Rica et le Panamá ayant un statut d'observateur.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique du Mexique et population du Mexique.