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style Louis XIV

Console
Console

À Vaux, où s'observe déjà une simplification des formules italiennes, puis à Versailles, s'élabore un art proprement français, le classicisme, fruit du concours des institutions créées par la couronne (manufacture des Gobelins, surintendance du Garde-Meuble, académie de France à Rome).

Fixé par Le Brun, grand ordonnateur des programmes, ou par des décorateurs comme J. Berain, un répertoire ornemental nouveau s'impose, qui, encore tributaire de l'Antiquité revue par Raphaël et Poussin, éliminera dès 1685, sous l'influence de J. H.-Mansart, toute référence aux canons romains.

Le décor intérieur fait une large place aux tentures murales, tapisseries ou soieries, vite supplantées, cependant, par les lambris sculptés dont on note la réapparition dès 1688 à Trianon, sans que leur vogue croissante nuise à la production des Gobelins et des ateliers de Beauvais et d'Aubusson.

Le mobilier accorde au lit une véritable primauté, avec la création du lit « à la duchesse », aux bois dissimulés sous de somptueuses étoffes, et du lit de repos. Le cabinet reste la pièce de base, qu'agrémentent les marqueteries d'écaille, de cuivre et d'étain d'A. C. Boulle, inventeur par ailleurs de la commode à tiroirs (vers 1690). Dans le même temps se développent d'autres meubles d'apparat : la table de milieu, le « pied de trumeau » (aujourd'hui console), le guéridon porte-lumière. Les sièges répudient le tournage pour la sculpture. Fauteuils, aux accotoirs terminés en crosse, et chaises voient leur dossier s'élever, tandis que se multiplient les tabourets et les simples « carreaux », gros coussins rembourrés posés à même le sol.