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LO

sigle de Lutte ouvrière

Parti politique français, d'extrême gauche, créé en 1968, membre de l'Union communiste internationaliste.

Reformation d'un groupuscule trotskiste né en 1936, devenu Union communiste en 1939, presque disparu dans les années 1950, et dissous, ainsi que son organe, Voix ouvrière, par décision du pouvoir à l'issue des événements de mai 1968, Lutte ouvrière, comme le journal qui porte le même nom, apparaît en juin 1968 et se structure sous la forme d'une association de militants chargés de créer un parti ouvrier, communiste, révolutionnaire et internationaliste.

À partir de 1973, LO présente des candidats à toutes les élections. En 1974, il est le premier mouvement politique à investir une candidate à la présidentielle, Arlette Laguiller, qui recueille 2,33 % des voix et réitère cinq fois, en 1981, 1988, 1995, 2002 et 2007. En 1974 comme en 1981, où elle obtient 2,30 % des suffrages, celle-ci appelle à voter pour François Mitterrand, mais s'abstient de donner une consigne en 1988 (1,99 %), 1995 (5,30 %) et 2002 (5,72 %), refusant alors de prendre position pour Jacques Chirac face à Jean-Marie Le Pen. Réalisant son plus mauvais score en 2007 (1,33 %), elle demande à ses électeurs d'apporter leurs voix à Ségolène Royal. Les 52 listes LO aux municipales de 1995 lui donnent 7 élus, chiffres qui passent respectivement à 129 et 34 en 2001. En 1998, elles envoient 20 représentants aux conseils régionaux. Parfois associées à la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), comme aux européennes de 1979 et de 1999 (3 élus LO et 2 LCR), elles remportent, aux régionales de 2004, 4,95 % des suffrages, soit plus que le propre score de LO en 1998, mais bien moins que l'addition des voix des deux formations à l'élection présidentielle de 2002, et, du fait de la réforme du mode de l'élection, aucun élu.

En décembre 2008, alors qu'elle a annoncé à plusieurs reprises qu'elle ne serait candidate à l'élection présidentielle de 2012, A. Laguiller adoube Nathalie Arthaud comme porte-parole du parti pour le scrutin européen de juin 2009. Cette désignation ne suffit pas à renouveler l'image vieillie du parti, qui recueille 1,2 % des voix aux élections européennes de juin 2009. De même que le NPA, alors en proie à des divisions internes, il est en outre marginalisé par l’irruption sur l’échiquier politique du Front de gauche. Ainsi les listes qu’il présente n’obtiennent-elles qu’à peine plus de 1 % des suffrages lors des régionales de 2010. Inaudible dans un double contexte de vote utile contre Nicolas Sarkozy et d’affirmation de la candidature protestataire de Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud, elle, ne réalise que 0,56 % des voix au premier tour des élections présidentielles de 2012.

Pour en savoir plus, voir l'article France : vie politique depuis 1958.