Préparée par l'intervention du Piémont en Crimée (1855), la guerre d'Italie est décidée lors de l'entrevue de Plombières entre Napoléon III et Cavour (21 juillet 1858) et confirmée par le traité franco-sarde de Turin des 26 et 28 janvier 1859. Les forces françaises de Napoléon III, alliées des Piémontais, battent les Autrichiens à Montebello (20 mai), à Palestro (31 mai) et à Turbigo (3 juin). Après la victoire de Mac-Mahon à Magenta (4 juin), la rencontre des Autrichiens de François-Joseph Ier et des Franco-Piémontais à Solferino (24 juin) est particulièrement meurtrière. Bien que vainqueur, Napoléon III, sensibilisé par les pertes françaises et craignant une intervention militaire prussienne, décide de signer, au grand mécontentement des Italiens, l'armistice (8 juillet) et les préliminaires de la paix de Villafranca (12 juillet) dont les clauses seront confirmées par le traité de Zurich (11 novembre). Cette campagne aura déclenché le processus de l'unité italienne et rendu possible la réunion de la Savoie et de Nice à la France.