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religions de la Grèce antique

Exékias, Dionysos à bord d'un navire
Exékias, Dionysos à bord d'un navire

La Grèce elle-même et toute la Méditerranée orientale, où les Grecs se sont installés, offrent les ruines de nombreux temples et sanctuaires, ainsi qu'une multitude de statues et de vases peints représentant des divinités ou des héros de la mythologie. À défaut d'un ouvrage dogmatique, les textes littéraires décrivent les dieux et nous parlent des rites.

Les plus importants sont les poèmes épiques d'Homère, l'Iliade et l'Odyssée, et les poèmes attribués à Hésiode, les Travaux et les Jours et la Théogonie (c'est-à-dire « la naissance des dieux »), tous conçus au viiie s. avant J.-C. Selon la version dominante, donnée par la Théogonie d'Hésiode, dieux et hommes sont les enfants d'une seule mère, Gaïa, la Terre. Ainsi s'explique que, malgré leur différence radicale, il y ait entre les uns et les autres des points communs.

1. La société des dieux

1.1. Une famille compliquée et si humaine

Les dieux grecs ne sont ni des puissances transcendant le monde ni des créateurs maîtrisant souverainement les occupants du ciel, de la terre ou de la mer. Bien qu'immortels et habitants d'une demeure, l'Olympe, qui est soustraite aux changements saisonniers et domine l'Univers, ils frôlent parfois la mort (le séjour aux Enfers) et sont vulnérables dans leurs corps même. Quoique réputés bienheureux, ils sont constamment engagés dans les affaires des humains, ce qui les expose à la colère, à la pitié, au désir, à la jalousie, à tous les sentiments et émotions des hommes, en somme.

Formant entre eux une société, unis par de complexes relations de parenté, puisqu'ils se marient entre eux, les dieux constituent, sur l'Olympe, un groupe fermé et distribué selon des générations différentes, que soulignent, par exemple, la barbe de Zeus, le maître du panthéon, et le visage imberbe du jeune Apollon.

1.2. Zeus et sa descendance

Zeus, qui est le père des dieux et des hommes, s'impose comme le plus fort de tous. Il a pris le pouvoir contre son père, Cronos, lequel avait acquis le sien en dépossédant son propre père, Ouranos, le Ciel. Mais Zeus a des frères et des sœurs. Avec celles-ci, il noue des alliances, épousant l'une d'elles, Héra, et donnant à une autre, Déméter, une fille, Perséphone. Avec ses frères, il établit un partage du monde : il obtient le ciel, d'où il domine ; Hadès reçoit les Enfers, le royaume des morts, et Poséidon l'univers des eaux, des rivières et des mers.

La génération suivante est celle des enfants de Zeus et de Léto : Apollon, prophète inspiré et maître de la parole exacte ; Artémis, vierge et chasseresse ; Athéna, la préférée de Zeus, née de sa tête tout armée, et vouée, elle aussi, à une totale chasteté (ce qui sera le lot d'une troisième déesse, Hestia, sœur de Déméter et d'Héra).

D'Héra, Zeus eut encore Héphaïstos – maître du feu et des volcans, époux d'Aphrodite, laquelle soumet tous les êtres à l'Amour – et Arès, dieu de la Violence et de la Guerre, qui lui aussi fait couple avec Aphrodite.

Parmi les bâtards de Zeus, il faut mentionner Hermès, le dieu des Marchands, des Voleurs, messager et conducteur des âmes des morts, et Dionysos, dieu du Vin, de la Fécondité et du Théâtre.

Pour en savoir plus, voir l'article mythologie grecque.

2. Les cultes

Le culte que les Grecs rendent à leurs dieux, et qui se déploie de manière spéciale dans des sanctuaires tels que Delphes, Olympie, Éleusis ou Épidaure, s'inscrit dans un système où le sacré est omniprésent, sans se distinguer vraiment de la sphère profane.

À côté de ce culte civique (lié à la cité), d'autres courants vont se développer qui, comme les mystères d'Éleusis, le dionysisme et l'orphisme, traduisent des aspirations religieuses différentes et recherchent en particulier un contact plus intime avec les dieux.

3. Influences et assimilations

Le recoupement des sources permet d'envisager la complexité de la religion grecque et sa capacité au syncrétisme (assimilation de plusieurs traits culturels d'origines différentes) : elle conserve de vieilles divinités adorées dans le monde égéen, notamment en Crète, parmi lesquelles la divinité principale est une déesse mère.

Les dieux proprement grecs ont été apportés au IIIe millénaire avant J.-C. par les Grecs (Achéens et Doriens) venus du Nord : un dieu du Ciel lumineux les domine, qui devient Zeus dans le panthéon classique.

Au cours des siècles, des divinités venues de l'Orient prêtent leurs traits à des dieux existants ou se fondent avec eux : Aphrodite, par exemple, doit beaucoup aux déesses orientales de la Fécondité, Ishtar et Astarté. De même Héra, épouse de Zeus, mêle dans sa personne les traits d'une antique déesse achéenne, ceux de la déesse mère des Crétois et des peuples d'Asie Mineure.

La mythologie grecque aura à son tour une influence considérable sur la mythologie romaine, où nombre de dieux ne sont qu'une transposition des dieux de l'Olympe : Zeus devient Jupiter ; Héra, Junon, Dionysos, Bacchus, etc.