En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

le Fort rouge d'Agra

Monument de l'Inde, à Agra (Uttar Pradesh), inscrit sur la Liste du patrimoine mondial de l'Unesco.

Le Fort rouge (1565 - 1574) est, après le Taj Mahal, le monument le plus célèbre d'Agra. Cette citadelle de grès rouge, dont l'enceinte mesure 2,5 km de long, renferme « un grand nombre de palais féeriques, comme le palais de Jahangir ou le Khas Mahal, bâti par Shah Jahan, des salles d'audience, comme le Diwan-i-Khas, et deux très belles mosquées », ainsi que l'indique l'Unesco, qui, en 1983, a inscrit ce site sur sa Liste du patrimoine mondial.

Le site

Sur une éminence commandant la rive droite de la Yamuna, peut-être fortifiée dès l'époque d'Ashoka, Akbar fit ériger une forteresse de 1565 à 1574, sous la direction de Mohammed Qasim Khan. Ce fort renfermait un palais qui fut démoli en majeure partie par Shah Jahan pour permettre la construction de nouveaux bâtiments. C'est à lui en effet que l'on doit la plupart des monuments situés à l'intérieur de l'enceinte du fort Rouge. Shah Jahan, déposé par son fils Aurangzeb en 1658, y fut incarcéré et y mourut en 1666. En 1761, les Jats de Bharatpur (Rajasthan) pillèrent les palais qui, trois ans plus tard, tombèrent entre les mains des Marathes de Gwalior. Ceux-ci en furent délogés par les Britanniques en 1803. Lors de la révolte des cipayes en 1857, le Fort rouge soutint son dernier siège victorieusement : les Britanniques qui s'y étaient enfermés résistèrent durant quatre mois, jusqu'à l'arrivée des secours envoyés après la reconquête de Delhi.

Les monuments

Le fort Rouge comprend deux portes principales, la porte de Delhi et la porte d'Amar Singh, du nom du frère du maharaja de Jodhpur qui y fut exécuté en 1644. Près de cette dernière porte, se trouve le Hauz-i-Jahangir ou bassin à éléphants, citerne formée d'un énorme monolithe de 2,40 m de diamètre et 1,20 m de profondeur. Le palais de Jahangir est un exemple de palais dont la façade d'ocre rouge est de style hindou, avec une longue véranda aux moulures soulignées de marbre blanc. Le palais privé de Shah Jahan, le Khas Mahal (1636), est composé de trois pavillons, dont deux sont en marbre blanc et le troisième en grès rouge revêtu d'un mince placage de stuc. En face de ce palais s'ouvre l'Anguri Bagh ou « jardin des Raisins », dont le voyageur français Jean-Baptiste Tavernier décrivit « deux ou trois ceps d'or avec leurs feuilles, des émeraudes et des rubis faisant des grappes », qui furent sans doute pillés par les Jats de Bharatpur. Le Shish Mahal, ou « palais du verre », est une partie d'un hammam dont une colonnade a été démontée par les Britanniques sous le gouvernorat de lord Hastings et a été envoyée en Grande-Bretagne (aujourd'hui au Victoria and Albert Museum, à Londres). Le Musammam Burj est une tour octogonale qui était la résidence de Mumtaz Mahal, l'épouse de Shah Jahan, et où celui-ci fut enfermé après sa déposition par Aurangzeb en 1658 ; c'est également là qu'il mourut.

Le fort Rouge comprend d'autres édifices, pour la plupart édifié par Shah Jahan (Diwan-i-Khas, Machchi Bhavan ou « palais des poissons », Diwan-i-Am, lieu de réception des ambassadeurs) ainsi que deux mosquées, la Moti Masjid ou « mosquée de la perle », bâtie de 1646 à 1653 par Shah Jahan, en marbre blanc, bleu et gris, et la Nagina Masjid, construite en marbre blanc par Aurangzeb pour servir d'oratoire à son père prisonnier.