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FLNC

sigle de Front de libération nationale corse

Mouvement armé nationaliste corse fondé en 1976.

Le mouvement, qui réclame la reconnaissance des « droits nationaux du peuple corse », notamment la citoyenneté, la langue et la culture, une « évolution statutaire vers un dispositif législatif intégral » et la libération des « prisonniers politiques », multiplie les attentats contre des bâtiments de l'administration et des complexes touristiques. Après sa dissolution par le gouvernement Mauroy, en 1983, il poursuit une activité clandestine.

Le FLNC se divise en novembre 1990 entre deux branches armées : le canal historique et le canal habituel. Leurs mouvements politiques respectifs sont A Cuncolta Naziunalista, organe officiel de l'ex-FLNC depuis 1987 et le Mouvement pour l'autodétermination (MPA), apparu en 1990 et dirigé par Alain Orsoni.

Après s'être opposé au MPA par le truchement de son groupe armé Resistanza, Accolta naziunale corsa (ANC), né en 1989 et dirigé par Pierre Poggioli se rapproche du MPA dans sa condamnation de la dérive mafieuse du nationalisme corse. Le MPA et la Cuncolta défendent deux thèses différentes du nationalisme insulaire. Leur lutte fratricide, qui a fait une douzaine de morts en moins de trois ans, est due à une divergence sur le rôle et la place que doit tenir le FLNC dans les choix politiques. Il s'y ajoute une lutte pour le contrôle de la direction du mouvement et celui des négociations engagées avec le gouvernement. Une trêve de six mois, annoncée le 12 avril 1996 par le FLNC-canal historique alors que des mouvements de femmes corses à la même époque agissent dans le sens d'un règlement pacifique des problèmes, est rompue par de nouveaux attentats.