Expression d'abord employée pour caractériser les bons rapports établis par Louis-Philippe et la reine Victoria, puis reprise en 1904 pour définir le nouveau rapprochement franco-britannique.
Souhaité par la France, qui cherchait à sortir de l'isolement diplomatique où la maintenait le système de Bismarck et la Triplice, ce nouveau rapprochement fut rendu possible par l'arrivée aux Affaires étrangères de Delcassé (1898), de Paul Cambon à l'ambassade de Londres (1898) ainsi que par l'avènement d'Édouard VII (1901). Les accords, signés le 8 avril 1904, réglèrent les questions coloniales en litige entre les deux pays, délimitant notamment leurs zones d'influences respectives au Maroc et en Égypte. L'Entente cordiale fut une étape décisive dans la constitution de la Triple-Entente et s'affirma contre l'Allemagne lors de la conférence d'Algésiras (1906) et lors de l'affaire d'Agadir (1911).