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EPR

(sigle de l'anglo-américain European Pressurized water Reactor, réacteur européen à eau sous pression)

Réacteur nucléaire franco-allemand à eau ordinaire sous pression, de troisième génération, d’une puissance de 1 650 MW.

Depuis la mise en service du premier réacteur à eau sous pression (REP) à Chooz en 1967, d’une puissance de 240 MW, portée ensuite à 320 MW, la conception des REP n’a cessé d’évoluer, tant en termes de sûreté, de respect de l’environnement qu’en matière d’efficacité, qu’il s’agisse des tranches de 900 ou de 1 300 MW. En 1996, un nouveau pas a été franchi avec le démarrage des réacteurs « du palier N4 », d’une puissance de 1 450 MW, dont quatre exemplaires sont en exploitation.

Fruit d’une collaboration entre le groupe nucléaire français Areva et le groupe industriel allemand Siemens (alliance rompue par Siemens en 2009), l’EPR utilise la technique des REP, les plus répandus dans le monde. Mais il est plus puissant et offre un meilleur rendement que les REP actuels. Selon ses concepteurs, il consomme, à production constante, 17 % de combustible de moins qu'un réacteur de 1 300 MW et engendre 30 % de déchets radioactifs en moins. Par ailleurs, il offre une sécurité renforcée avec différents systèmes de sauvegarde permettant de refroidir le cœur du réacteur en cas de défaillance et la mise en place d'une coque de protection en béton censée résister à la chute d'un avion. Une cuve en béton, appelée « cendrier » a aussi été aménagée pour confiner la matière radioactive en cas de fusion accidentelle du cœur. La durée de vie prévue de l'EPR est de 60 ans.

Le premier chantier de construction d'un réacteur EPR a été lancé en Finlande en 2005,à Olkiluoto. Il doit s'achever en 2012, avec trois ans de retard sur le calendrier initial.

En France, EDF a engagé en 2007 à Flamanville (Manche) la construction d’un premier réacteur EPR, dont la mise en service est prévue en 2012. Il s’agit d’une étape pour préparer le remplacement des centrales électronucléaires françaises actuelles, dont les premières pourraient être arrêtées vers 2020.

Après avoir annoncé le 3 juillet 2008 qu’un second réacteur EPR serait construit sur le sol français, le président N. Sarkozy a indiqué, le 29 janvier 2009, qu’il serait implanté sur le site de la centrale de Penly (Seine-Maritime). Cette décision marque la volonté des pouvoirs publics de conforter la filière nucléaire française, de poursuivre la politique d'indépendance énergétique et de développer les moyens de production d'électricité qui ne libèrent pas de gaz carbonique dans l'atmosphère. La construction de ce nouveau réacteur, pilotée par EDF, en association avec GDF Suez, devrait débuter en 2012, avec l'objectif d'une mise en service en 2017.

Le groupe Areva a signé des contrats de fourniture de réacteurs EPR avec la Chine et l'Inde. Il s'est associé avec Total et GDF Suez pour en vendre aux Émirats arabes unis. Il participe aux études de conception d'un futur réacteur EPR aux États-Unis.