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Daimler-Chrysler

La fusion opérée en 1998 entre les constructeurs automobiles américain Chrysler et allemand Daimler Benz a donné naissance à un « nouveau géant » dans un secteur qui, depuis le début des années 1990, multiplie partenariats, accords commerciaux et rapprochements entre marques.

Chacun s'accorde, en effet, à prédire qu'à l'horizon 2010 seuls 8 à 10 constructeurs disposant d'une taille mondiale suffisante deviendront les principaux acteurs du marché, contre près d'une vingtaine aujourd'hui.

Deux firmes prestigieuses

Daimler Benz

Daimler Benz a été fondé en 1926 à la suite du rapprochement entre la Daimler Motoren Gesellschaft – créée en 1890 par Gottlieb Daimler, un ingénieur allemand qui avait développé la même année un moteur à combustion exploité en France par Panhard – et la Benz Cie, la plus vieille entreprise automobile du monde, fondée en 1883 par Carl Benz. C'est à cette époque qu'apparaît la marque Mercedes Benz, dont les premiers véhicules sont mis au point dès 1901 et qui, durant les années 1930, se distingue dans de nombreuses compétitions automobiles et qui est, aujourd'hui encore, l'une des plus prestigieuses marques européennes.

Chrysler

Chrysler doit son apparition en tant que constructeur indépendant aux efforts de Walter Chrysler, qui, en 1925, décide de fonder sa propre compagnie alors qu'il dirige la firme Buick, une marque appartenant aujourd'hui au constructeur américain General Motors. Spécialisée durant la Seconde Guerre mondiale dans la production de chars – Chrysler a été le concepteur et le constructeur des tanks Sherman –, la firme a conservé, après-guerre et durant de nombreuses années, une filiale armement rentable qui a permis de financer l'activité automobile, parfois à perte. Menacé à plusieurs reprises de faillite durant les années 1980, Chrysler n'a dû son salut qu'à l'aide des autorités américaines et à son heureux positionnement sur le créneau qui est désormais le sien et qui constitue les deux tiers des ventes de véhicules aux États-Unis.

Fusion : naissance d'un nouveau géant

Au moment de la fusion, Chrysler vendait environ 2,8 millions de véhicules par an (ce chiffre est tombé à 2,48 millions en 2003), essentiellement sur le créneau des véhicules de loisirs, qui comprend notamment les véhicules tout-terrain ainsi que des monospaces. Daimler, pour sa part, vendait 1,2 million de véhicules, dont un tiers de véhicules utilitaires (fourgonnettes, camions). Le mariage entre ces deux constructeurs a créé des synergies tant dans la gamme qu'au niveau géographique, Chrysler étant essentiellement un constructeur américain dont le principal débouché restait son marché domestique (80 % de ses ventes). Une restructuration s'est pourtant révélée nécessaire pour ce dernier en 2001, qui lui a valu de licencier 20 % de ses effectifs américains.

L'activité du groupe germano-américain (440 000 salariés) excède le seul domaine de l'automobile, Daimler étant associé, depuis l'origine, au consortium européen Airbus au côté d'Aérospatiale, British Aerospace et Casa via sa filiale Dasa (aujourd'hui EADS). Malgré le retrait du projet visant à organiser une société aérospatiale européenne dans le domaine militaire – retrait justifié par le rapprochement entre GEC Marconi et British Aerospace –, qui limite les ambitions de Daimler-Chrysler dans ce domaine, le groupe reste toutefois un acteur important de l'industrie aérospatiale qui, à l'avenir, entend tirer parti de ses origines américano-européennes, pour nouer des partenariats de ce côté-ci de l'Atlantique comme de l'autre.