En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous proposer des publicités adaptées à vos centres d’intérêts, réaliser des statistiques ainsi qu’interagir avec des réseaux sociaux.

Pour en savoir plus et paramétrer les cookies

Identifiez-vous ou Créez un compte

Cuba : population

La Havane
La Havane

Cuba était, avant l'arrivée des Espagnols, en 1492, l'un des principaux centres de population amérindienne des Antilles. Celle-ci (Tainos, Guanahatabeyes) a disparu en quelques années, après l'arrivée des colons, victime du pillage, des épidémies et de l'institution du travail forcé. La population cubaine actuelle est issue d'un métissage très important entre descendants d'esclaves africains et Européens. Les Africains arrivèrent dans l'île dès le début de sa colonisation, au xvie s. Cependant, le développement de Cuba, fondé sur la production sucrière et le travail des esclaves, ne prit vraiment de l'expansion qu'à partir de la fin du xviiie s. Vers 1840, les Africains représentaient la majorité de la population de l'île. La peur d'une domination noire poussa alors les dirigeants à modifier la politique d'immigration, tournée désormais vers les populations européennes, d'où l'arrivée massive, entre 1860 et 1939, de travailleurs en provenance d'Espagne. Parallèlement, l'immigration, au xixe s., de travailleurs Chinois sous contrat et d'Amérindiens en provenance du Yucatán mexicain, puis, au début du xxe s., de nombreux Antillais (Jamaïque, Haïti, Guadeloupe) est venue renforcer la diversité cubaine.

La structure de la population, aujourd'hui, diffère de celle de la plupart des pays voisins des Antilles. Le pays enregistre en effet, à la fin des années 2000, un taux de croissance démographique quasiment nul, situation qui s'explique par un taux de natalité très modéré pour la région (13 ‰) et un indice de fécondité (1,5 enfant par femme) bien en dessous du seuil de renouvellement des générations. De même, le poids de la jeunesse (17 % des habitants sont âgés de moins de 15 ans) est peu élevé pour un pays des Antilles. La population cubaine bénéficie d'un encadrement médical très développé (un médecin pour 270 habitants), ce qui a grandement contribué au maintien à un niveau bas des taux de mortalité générale (7 ‰) et infantile (5 ‰). Enfin, le mouvement d'émigration politique des Cubains, considérable depuis l'instauration du régime castriste en 1959, a eu une forte incidence sur la démographie. Plus de un million de Cubains vivent aujourd'hui à l'étranger, principalement en Floride et sur la côte est des États-Unis.

Les Cubains sont dans leur grande majorité des citadins (ceux-ci représentent 76 % de la population totale). Les migrations intérieures ont fait l'objet de strictes régulations de la part des autorités politiques, le régime castriste ayant entrepris, avec succès, de combattre les déséquilibres régionaux. Le cas le plus significatif est celui de La Havane, dont le gonflement a été stoppé par un sévère contrôle de l'exode rural. Les autres villes cubaines ont largement bénéficié de ces mesures : ainsi, en dehors de la capitale, le pays compte désormais dix villes de plus de 100 000 habitants, dont les principales sont Santiago de Cuba, Camagüey, Holguín, Guantánamo, Santa Clara et Bayamo.

Pour en savoir plus, voir les articles géographie physique de Cuba et activités économiques de Cuba.