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ville ancienne de Congonhas do Campo

C'est sans aucun doute dans la petite ville de Congonhas do Campo (Minas Gerais) que l'architecte et sculpteur baroque Antônio Francisco Lisboa, dit « o Aleijadinho » (1738-1814), a donné toute la mesure de son art : sur une colline, il étage un chemin de croix dont les douze stations sont autant de chapelles, occupées par les acteurs de la Passion, grandeur nature, en bois sculpté et peint : la cruauté des centurions, la compassion des saintes femmes, le courage et l'abandon du Christ se lisent sur des visages étonnants d'intensité et de vérité.

Au terme de ce chemin de croix se dresse le sanctuaire de pèlerinage du Bom Jesu de Matosinhos, auquel on accède par un parvis étagé, où l'artiste a placé douze prophètes en pedra sabão (ou « pierre-savon », une roche grise à l'aspect duveteux). Si le maître a confié la réalisation de huit de ces figures à des élèves, il a lui-même sculpté celles de Daniel, d'Ézéchiel, de Jonas et d'Habacuc. Gardiens du sanctuaire invitant les pèlerins au recueillement, ces douze prophètes, déroulant chacun un grand parchemin et drapés dans de somptueux vêtements, sont animés d'un mouvement et habités d'une expressivité qui contribuent à faire de cet ensemble une des réalisations où la foi s'est manifestée avec le plus de lyrisme.

Le sanctuaire du Bom Jesu de Matosinhos est inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.