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C.G.T.U.

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C.G.T.U., sigle de Confédération générale du travail unitaire

Organisation syndicale française née le 1er janvier 1922 de la scission des éléments anarcho-syndicalistes de la C.G.T.

La C.G.T.U. est l'héritière des comités syndicalistes révolutionnaires (C.S.R.) fondés en 1920 au sein de la C.G.T. pour lutter contre la direction de celle-ci jugée réformiste. Toutefois, la C.G.T.U. n'est pas homogène car elle regroupe des anarchistes, des communistes et des syndicalistes révolutionnaires de la Vie ouvrière. D'abord dirigée par des anarchistes, la C.G.T.U. passe au congrès constitutif de Saint-Étienne (juin-juillet 1922) sous la direction de Gaston Monmousseau, de la tendance la Vie ouvrière et qui devient un an plus tard membre du parti communiste français. La C.G.T.U. adhère à l'Internationale syndicale rouge et resserre de plus en plus ses liens avec le P.C.F., ce qui provoque le départ des anarchistes et la création de la C.G.T.S.R. (C.G.T. syndicaliste révolutionnaire). L'« opposition unitaire », une minorité d'anarchistes, n'en demeure pas moins au sein de la C.G.T.U., qui rassemble des trotskistes et des anarcho-syndicalistes. Refusant le syndicalisme de gestion, la C.G.T.U. recourt volontiers à la grève malgré les oppositions gouvernementales et patronales. Influente chez les métallurgistes, les ouvriers de l'agriculture, du bâtiment et chez les cheminots, la C.G.T.U. pratique également la grève politique contre l'occupation de la Ruhr et la guerre du Rif. Après avoir atteint 431 000 adhérents en 1926, elle en compte 264 000 en 1934 lorsqu'elle propose à la C.G.T. la réunification syndicale, stratégie mise au point par le communisme international pour lutter contre la montée du fascisme en Europe. En mars 1936, la réunification a lieu : la C.G.T.U. disparaît et ses adhérents sont intégrés dans la C.G.T., les deux derniers secrétaires généraux de la C.G.T.U. devenant secrétaires de la C.G.T., qui conserve son secrétaire général Léon Jouhaux.

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