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Brésil : géographie physique

L'Amazone
L'Amazone

Le Brésil occupe la moitié de la superficie de l'Amérique du Sud. Le littoral longe l'océan Atlantique. A l'intérieur, dans le nord-ouest, l'Amazonie forestière est chaude et humide ; plus à l'Est et au Sud, les plateaux, aux sols médiocres, sont souvent arides.

1. Le relief

Le Brésil est le plus vaste État d'Amérique du Sud. Par sa latitude et par la forme de son espace, le Brésil est avant tout un pays tropical. C'est un pays d'altitude moyenne : 40 % de la superficie sont au-dessous de 200 m. Le Brésil ne comporte pas de véritables hautes montagnes. En dehors de l'immense cuvette amazonienne, le Brésil est surtout un pays de plateaux, relevés en serras qui retombent directement sur l'océan Atlantique (serra do Mar) ou limitent un liseré de plaines côtières (dans le Nordeste). Sa situation dans la partie orientale du continent sud-américain où prédominent les roches anciennes des vieux massifs primaires transformés en socle lui donne un relief dominé par les horizons plats, avec des plaines au sein desquelles serpentent les rivières ou des plateaux où elles s'encaissent ; les formes tabulaires dominent. Cependant, dans la partie atlantique, plus disséquée, malgré des altitudes ne dépassant jamais 3 000 m, le paysage offre un aspect de moyenne montagne avec des versants dominés par des crêtes et même des pics en contraste violent avec les vallées. Pourtant au sein même de ces caractères généraux, une certaine variété de la nature permet de distinguer, à travers le pays, plusieurs grandes unités offrant aux hommes des conditions fort différentes de mise en valeur.

La majeure partie du Brésil est constituée par le socle précambrien, inégalement recouvert par les roches sédimentaires. Le socle, plus relevé et plus disséqué à l'est, s'abaisse doucement vers l'ouest. Un rajeunissement récent a parfois amené la réapparition des anciens plis et la formation d'un relief de type appalachien. Les derniers mouvements verticaux ont, en outre, abouti à des cassures, des failles, qui délimitent des fossés d'effondrement dans la partie orientale. Des mouvements antérieurs avaient déjà commencé à marquer la très grande cassure qui divise ce socle en deux massifs, le massif brésilien et le massif guyanais, laissant entre les deux la grande plaine d'effondrement de l'Amazonie, remplie de sédiments tertiaires et quaternaires. Enfin, le Brésil a connu des phénomènes volcaniques et, en particulier, un immense épanchement basaltique dans la partie méridionale du pays qui a recouvert une superficie d'environ 800 000 km2 depuis le Paraná jusqu'au sud du Rio Grande do Sul.

Sur les plateaux de la couverture (chapadas), on observe la formation d'une croûte latéritique, la canga. On peut distinguer cinq grandes régions morphologiques : l'Amazonie, le Nord-Est, le Sud-Est, le Brésil méridional, le Brésil central et occidental.

Il faut donc distinguer les plaines, les plateaux et les hautes terres de l'Est.

Les grands fleuves du Brésil

Les grands fleuves du Brésil (ou ayant une partie de leur cours au Brésil)

Fleuve

Longueur (km)

Superficie du bassin (km2)

Débit (m3/s)

Amazone (Tocantins exclu)

7 000 km

6 150 000 km2

190 000 m3/s

São Francisco

3 100 km

 

 

Paraná

3 000 km

2 343 000 km2

16 000 m3/s

Tocantins

2 700 km

900 000 km2

15 000 à 50 000 m3/s

Orénoque

2 160 km

900 000 km2

15 000 à 50 000 m3/s

Uruguay

1 500 km

350 000 km2

 

Parnaíba

1 400 km

 

 

Paraíba dol Sul

1 100 km

 

 

Itapicuru

1 000 km

 

 

Rio Doce

977 km

 

 

Jequitinhonha

805 km

 

 

Oyapock

370 km

 

 

Rio Cunani

280 km

 

 

Rio Grande do Norte

 

 

 

Jacuí

 

 

 

1.1. L'Amazonie

La presque totalité du Nord brésilien est constituée par la grande plaine de l'Amazonie, sur une longueur d'environ 3 500 km pour une largeur variant de 600 à 1 200 km. L'Amazonie correspond à une gouttière du socle. Elle est limitée, au nord, par des plateaux gréseux qui reposent sur le soubassement cristallin et qui constituent les massifs guyanais : serra Parima, Paracaima (2 850 m), Uassari, Acarai, Tumucumaque. Le fond de la gouttière est rempli par des sédiments, surtout tertiaires, dans le vaste entonnoir qui s'ouvre en amont de Manaus.

Il s'agit d'un vaste ensemble dont l'altitude est toujours inférieure à 200 m et qui correspond à la grande zone effondrée remplie sur des centaines, voire des milliers de mètres par des sédiments venus de la cordillère des Andes, où naissent l'Amazone et une partie de ses affluents.

Cette plaine offre, dans son relief et son paysage, plusieurs aspects. Il y a d'abord la zone inondable, la Várzea, qui, sur quelques centaines de kilomètres au maximum, parfois quelques dizaines seulement, borde l'Amazone et ses principaux affluents et représente la plaine d'inondation au niveau même des fleuves. Cette plaine a été creusée par les fleuves dans leurs propres sédiments. Aussi les terrasses consécutives à chaque phase de creusement constituent-elles la majeure partie de l'Amazonie ; s'élevant à des altitudes de 20, 40, voire 60 m au-dessus du niveau actuel des rivières, tantôt plates, tantôt disséquées en collines, elles forment de vastes étendues insubmersibles.

Enfin, l'Amazonie comprend, sur ses bords, des zones de transition avec les massifs, zones où les aplanissements cristallins s'enfoncent doucement sous les sédiments, sans opposition violente dans le paysage, les terrasses faisant insensiblement suite à une région de collines et de bas plateaux disséqués. Seules les rivières sont marquées par ce contact, puisque la plupart sont affectées de rapides, même de chutes, lors de leur passage de la zone du socle cristallin à la zone des dépôts détritiques du fossé d'effondrement. De ce fait, la navigabilité de ces rivières se trouve affectée, tandis que les cours d'eau coulant en plaine, et l'Amazone en particulier, constituent une voie de pénétration unique pour la navigation fluviale.

1.2. Le Plateau intérieur

Au sud de cette grande plaine et à l'ouest des hautes terres s'étend le deuxième grand ensemble structural du Brésil, le Plateau intérieur, formé par le socle. C'est avant tout une surface d'aplanissement resoulevée et inclinée vers l'ouest, vers le sud et vers le nord, si bien qu'il offre l'aspect d'un château d'eau avec des rivières qui divergent dans tous les sens, les affluents de l'Amazone se dirigeant vers le nord, le Paraná et ses affluents vers le sud.

Le Brésil central et occidental est caractérisé par l'extension des chapadas (Goiás et Mato Grosso). Le Paraná coule du nord au sud dans un synclinal, limité à l'ouest par les plateaux de São Paulo, à l'est par ceux du Mato Grosso méridional, qui se terminent par les serras de Maracaju, de Bodoquena, au-dessus de la plaine alluviale du Paraguay. On appelle cette dépression le « Pantanal » (marécage), à cause de sa pente insignifiante. Le socle forme des reliefs appalachiens dans la serra dos Pireneus (1 395 m) et la chapada dos Veadeiros (1 678 m), ainsi que dans la boutonnière d'Urucum (1 000 m) en plein Pantanal.

D'une façon générale ce plateau est caractérisé par des horizons très plats, avec, cependant, un certain nombre de différenciations dans le paysage : vallées encaissées, longues crêtes rectilignes, les « chapadas », formées par des roches ayant résisté au dernier aplanissement, longues cuestas nées dans les zones situées en dehors du socle cristallin par suite de la différence de résistance entre les roches.

1.3. Le Nordeste

Dans le Nord-Est ou Nordeste, la couverture sédimentaire forme des plateaux limités par des reliefs de côte : chapadas du Maranhão, du Piauí, du Ceará, avec la serra d'Ibiapaba et la butte d'Araripe. L'altitude est inférieure à 1 000 m. Quelques grands fleuves ont dégagé de larges vallées, qui aboutissent à une côte de submersion, celle de la Guyane du Maranhão, et au golfe de São Marcos : ce sont le Gurupi, le Turiassu, le Merrim (1 095 km), l'Itapecuru (1 650 km), le Parnaiba (1 716 km). À l'est, les sédiments disparaissent et le socle soulevé forme de petits reliefs appalachiens percés de cluses, des chaînons isolés comme la serra de Baturité, le bombement dissymétrique de la serra de Borborema, orientée Sud-Nord, parallèlement au littoral.

Le littoral comporte de grandes plages, bordées de dunes au Ceará et de lagunes dans l'Alagoas. En arrière des côtes se dressent de bas plateaux tertiaires, les tabuleiros, qui atteignent localement le rivage en y formant des falaises (au cap São Roque et au cap Branco).

1.4. Les hautes terres de l'Est

Les hautes terres de l'Est ne sont que la partie beaucoup plus soulevée et fracturée de ce plateau intérieur. Le basculement s'étant produit d'est en ouest, ces hautes terres sont drainées en général par des rivières qui coulent vers l'intérieur. Seul le grand escarpement de faille qui sépare les hautes terres des plaines littorales et dont l'altitude relative peut dépasser 1 000 m est disséqué par de petits torrents qui descendent rapidement vers l'Atlantique. Il présente ainsi un paysage de moyenne montagne et constitue un obstacle important pour la circulation : c'est le cas, de la serra do Mar, au niveau de Rio de Janeiro, ou de la serra Géral, plus au sud.

1.5. Le Sud-Est

Le Sud-Est ou Sudeste constitue une région de hautes terres. Le relèvement du socle y a été plus marqué, et les reliefs cristallins tombent directement sur l'Atlantique. Entre le rio São Francisco et le littoral s'allongent des plateaux surmontés de crêtes de quartzites, qui donnent au paysage une allure montagneuse : chapada Diamantina (1 850 m au pico das Almas) et serra do Espinhaço (entre 1 800 et 1 000 m). De ces chaînes descendent des fleuves (Muruti, Jequitinhonha, rio Doce) qui, parvenus sur la côte, y serpentent derrière d'anciens cordons littoraux consolidés (les restingas), avant de déboucher dans l'océan Atlantique par des estuaires.

Ces hautes terres disséquées en crêtes, en pics ou en vallées encaissées, offrent comme autre élément de variété des fossés d'effondrement parallèles au rivage, qui donnent alors aux rivières une direction différente : le Paraíba do Sul, qui coule entre deux crêtes, la serra do Mar et la serra da Mantiqueira, se dirige pendant longtemps vers le nord avant de se jeter dans l'Atlantique. De même, le bassin du São Francisco résulte, dans toute sa partie méridienne, d'un effondrement entre deux zones soulevées. Ces hautes terres sont, le plus souvent, bordées par une zone littorale d'une faible largeur, ne dépassant généralement pas 50 km, et présentant soit l'aspect de bas plateaux dus à des dépôts détritiques, soit de collines creusées dans un socle cristallin affaissé, ou bien de véritables plaines littorales. Cette zone bordière revêt une grande importance sur le plan du peuplement et de la mise en valeur.

Vers 20 ° de latitude, le relief et la côte prennent une orientation Sud-Ouest – Nord-Est, l'altitude s'élève et les fractures du socle gagnent en ampleur. Le rivage, avec les baies de Guanabara, Angra dos Reis, Santos, Paranaguá, est dominé par l'abrupt de la serra do Mar, bloc basculé dissymétrique, qui commence dans l'État de Rio de Janeiro avec les serras da Estrela et dos Orgãos, et qui se prolonge par la serra de Bocaina et celle de Paranapiacaba, dans l'État de Santa Catarina. Les reliefs côtiers sont formés, dans le Paraná, par la serra de Graciosa, qui se fragmente en s'abaissant dans l'État de Santa Catarina. En arrière s'allonge la vallée du Paraíba do Sul, qui est dominée, au nord-ouest, par l'abrupt de la serra da Mantiqueira. Cette dernière porte le point culminant du Brésil : 2 890 m à la pontão da Bandeira. À l'exception des fleuves Paraíba, Ribeia et Itajaí, le drainage des hautes terres, dirigé vers l'ouest, est le fait du rio Grande (dont la confluence avec le rio Paranaíba donne naissance au Paraná) et des rios Tietê, Paranapanema, Ivaí, Chapecó et Iguaçu.

1.6. Le Brésil méridional

Au Brésil méridional, le socle occupe peu d'espace (régions des molles collines du Rio Grande do Sul). Les terrains de la couverture dessinent de grandes côtes sinueuses, précédées de buttes témoins, percées largement par les fleuves nés sur le revers de la serra do Mar. Les lignes de côtes correspondent, à l'Est, aux grès primaires, à l'Ouest aux basaltes et aux grès secondaires. On désigne parfois sous le nom de serra Geral l'escarpement des basaltes et des grès qui, dans l'État de São Paulo, porte le nom de serra de Botucatu.

2. Le climat

Le climat est équatorial dans l'Amazonie, constamment chaude et humide, et couverte par la forêt dense permanente.

2.1. La température

La température moyenne annuelle dépasse 22 °C, sauf au sud et dans les secteurs élevés du Brésil atlantique (18 °C). De l'Amazonie au tropique, les écarts thermiques s'accentuent entre une saison très chaude et une saison plus fraîche. Les températures moyennes annuelles sont toujours comprises entre 24 °C et 27 °C en Amazonie ; elles se situent aux alentours de 22 °C dans le plateau central et s'abaissent entre 21 °C et 18 °C dans les hautes terres par suite de l'altitude ; seule la zone méridionale du Brésil, au sud du tropique, connaît une moyenne thermique annuelle inférieure à 20 °C. Cette moyenne est peu représentative pour cette zone qui se caractérise par un été chaud ayant des températures supérieures à 23-24 °C et un hiver frais dont les températures moyennes s'abaissent au-dessous de 15 °C, voire de 13 °C, avec des coups de froid qui peuvent atteindre des températures inférieures à 0 °C. Il neige parfois à Curitiba, et les gelées ne sont pas inconnues dans les vallées à brouillards matinaux de São Paulo. Ces gelées posent des problèmes pour la mise en valeur et notamment pour les cultures. Au nord du tropique, au contraire, il n'y en a pratiquement jamais.

2.2. Les pluies

La pluviosité, très inégale, permet de distinguer : des régions très arrosées, où les pluies sont supérieures à 2 000 mm par an (Amazonie, plaines littorales atlantique, où le relief accentue les précipitations – 4 524 mm dans la serra do Mar –, et extrême sud du Brésil) ; des zones de pluviosité moyenne comme le Plateau intérieur, où elle se situe vers 1 200 - 1 500 mm ; enfin la grande zone du Nordeste, où la pluviosité moyenne annuelle est inférieure à 1 000 mm.

Ces pluies sont tantôt bien réparties au cours de l'année comme en Amazonie, tantôt essentiellement groupées pendant la saison d'été comme dans le Plateau intérieur, tantôt enfin très irrégulières comme dans le Nordeste. Dans l'ensemble, la saison des pluies est en été, d'octobre à mars, la saison sèche en hiver, de mars à septembre. Sur le littoral, entre Salvador et le cap São Roque, les pluies tombent de mars à septembre, saison la plus fraîche. En Amazonie, la durée de la période sèche se réduit, mais elle existe encore, sauf dans l'État d'Acre, où les pluies sont constantes. Dans l'intérieur des États du Nordeste et dans la vallée moyenne et inférieure du São Francisco règne un climat semi-aride (moins de 800 mm de pluies et parfois moins de 500 mm), avec parfois plusieurs années de sécheresse consécutives. Dans le Brésil du Sud, l'hiver devient la saison humide, et le climat est de type subtropical.

3. La végétation

La variété de la végétation recouvrant les différents cadres du relief résulte de celle des climats : végétation semi-désertique de buissons d'épineux et de cactacées dans le Nordeste, forêt équatoriale en Amazonie, savane plus ou moins arborée dans l'intérieur, prairie dans l'extrême Sud. En effet, dans ce pays essentiellement tropical, des différences très sensibles de pluviosité introduisent des différences climatiques très marquées.

3.1. La grande forêt équatoriale

La grande plaine amazonienne et le bas plateau qui s'y intègre au sud-ouest sont le domaine des climats constamment chauds et humides de la zone équatoriale. Les pluies sont partout très abondantes, les hauteurs totales annuelles dépassant souvent 2 000 mm, et la température est constamment élevée ; c'est la zone de la grande forêt équatoriale, tantôt la grande forêt des zones insubmersibles, tantôt une forêt moins élevée, mais beaucoup plus touffue, beaucoup plus impénétrable dans les zones inondables. Quelques petites taches de savanes, au niveau de la zone du Rio Branco, apportent une certaine variété dans cette végétation.

La forêt à feuilles permanentes, la mata, couvre pratiquement toute l'Amazonie, la serra do Mar, l'abrupt de la Mantiqueira, les plateaux occidentaux du São Paulo et la majeure partie de ceux des États méridionaux ; on la retrouve sur les points les plus élevés et les plus arrosés du Nordeste. Sa puissance et sa densité s'atténuent au-delà du tropique, où apparaissent des bois d'araucarias et d'arbres à maté.

3.2. La savane

Le plateau intérieur et les hautes terres du Brésil moyen, du sud de l'État de Bahia à l'État de São Paulo est la zone du climat tropical à saison sèche marquée, avec des pluies abondantes dont les totaux dépassent toujours 1 000 mm par an, mais où existe un contraste très net entre les mois de novembre à avril très arrosés et les mois de mai à septembre dont les totaux mensuels sont inférieurs à 20 mm.

Les savanes constituent la seconde formation végétale importante du Brésil. Les campos, rares en Amazonie (Marajó, Rio Branco), sont dominants au Mato Grosso et dans le Goiás ; les prairies des pays du Sud (Campos Gerais, campos de Guarapuava, de Vacaria) annoncent la pampa, visible sur les collines du Rio Grande do Sul. Sur les sols les plus médiocres du Brésil central, la savane supporte des arbres rabougris, épineux, donnant parfois une formation appelée campo cerrado, ou « savane fermée ».

Les sols ferrugineux, rouges, profonds, sont médiocres.

3.3. La caatinga

L'intérieur du Nordeste est caractérisée par la semi-aridité résultant davantage de l'irrégularité des pluies que de leur quantité moyenne totale pourtant déjà faible, puisque toujours inférieure à 1 000 mm par an. C'est la région où se pose le problème de l'eau, encore aggravé par l'évaporation intense provoquée par la chaleur constante. La végétation est adaptée à la sécheresse : buissons d'épineux ou cactacées très variées, qui, parfois, impropres à l'alimentation du bétail, se répandent de plus en plus et compromettent l'utilisation de cette végétation xérophile, appelée caatinga, composée de petits arbres aux feuilles grisâtres, de cactées et de broméliacées. Au Piauí et au Maranhão, on observe un peuplement de palmiers.

3.4. La forêt tropicale

L'ensemble des plaines littorales de l'Atlantique, depuis São Paulo jusqu'à Natal, dans le Nordeste. Malgré des variations assez sensibles dans les totaux pluviométriques, qui peuvent dépasser 4 m dans de petits secteurs de l'État de São Paulo pour se fixer aux alentours de 1 500 mm dans la partie comprise entre Salvador et Recife, cette zone bioclimatique bénéficie toujours de précipitations abondantes et assez régulières, en dépit de l'esquisse d'une saison sèche. L'hiver, relativement arrosé, a permis le développement, avant les défrichements, d'une forêt tropicale dont subsistent encore des vestiges dans le sud de l'État de Bahia.

Les embouchures des fleuves et les fonds des baies sont bordés de palétuviers (mangrove). Mais l'homme a largement modifié la végétation, détruisant la forêt, brûlant les savanes.

Il a ainsi frayé la voie à l'érosion et au phénomène de la latéritisation.

3.5. La végétation au sud du tropique

Dans la partie située au sud du tropique, le climat se caractérise par des pluies abondantes bien réparties tout au long de l'année et surtout par l'existence d'un hiver thermique, avec possibilités de gelées. La végétation de cette zone prend des aspects variés : forêt tropicale à feuilles caduques ; forêt de conifères (araucarias) ; taches de savane insérées au cœur des forêts ; prairie, campanha gaúcha annonçant la prairie uruguayenne et la pampa argentine.

Pour en savoir plus, voir les articles population du Brésil et activités économiques du Brésil.