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Bassae ou Vassae

en grec Bassai

Site archéologique grec d'Arcadie (nome de Messénie).

LE TEMPLE D'APOLLON ÉPIKOURIOS

Érigé sur le rebord d'un plateau solitaire et raviné (bassae, les ravins) dominant la vallée de l'Alphée, ce temple était consacré à Apollon Épikourios (« guérisseur »). Restaurées par les services archéologiques grecs, ses ruines ont été inscrites en 1986 par l'Unesco sur la liste du patrimoine culturel mondial.

Pausanias conjecture que ce temple, construit aux frais des Phygaliens par Iktinos, architecte du Parthénon, sur les fondations d'un temple plus ancien, fut élevé au temps de la grande peste d'Athènes (430-427 avant J.-C.) ; mais, en fait, comme Thucydide affirme que cette épidémie ne se propagea pas dans le Péloponnèse, il est plus vraisemblable qu'il s'agit de la peste de 420 avant J.-C., pendant la guerre du Péloponnèse, et que les travaux de construction s'étalèrent entre 420 et 417. Les bronzes trouvés près du temple attestent qu'Apollon était d'abord un dieu guerrier et que le site de Bassæ servit de refuge aux Phygaliens au cours de leurs luttes contre Sparte.

Le temple fut découvert en 1765 par le Français Bocher. En 1811-1812, la société des Dilettanti explora les ruines et en retira les sculptures qui furent achetées par le gouvernement anglais. Depuis lors, les 23 plaques de la frise et les métopes sont au British Museum.

Le temple de Bassae combine trois ordres : dorique, ionique et corinthien. Il est construit en calcaire local, avec six colonnes de façade et quinze sur les côtés. Le pronaos (vestibule) communique par une porte avec la cella (lieu saint) ; celle-ci présente des dispositions inhabituelles : la partie antérieure, la plus longue, est bordée de chaque côté par une rangée de contreforts se terminant par des colonnes ioniques engagées. La frise qui courait le long des quatre murs de la cella représentait des combats de Grecs contre des Amazones, et de Centaures contre des Lapithes. Les deux derniers contreforts, au fond, étaient disposés obliquement vers l'intérieur de façon à dégager la partie postérieure de la cella dont la limite est marquée par une colonne corinthienne, isolée, qui constitue le plus ancien exemple de cet ordre. La partie postérieure de la cella formait le sanctuaire, affecté à la statue du dieu qui était adossée au mur ouest et faisait face à l'est, où s'ouvrait une porte latérale.

Ce dispositif, qui rétablissait l'orientation normale d'est en ouest, était celui du sanctuaire primitif. Le dallage ne porte aucune trace de base : l'idole était sans doute un xoanon en bois. La statue colossale en bronze, transportée à Mégalopolis et remplacée par une statue en marbre, dont parle Pausanias, se dressait au-dehors, sur un grand socle.

Non loin, on a également mis au jour les vestiges de deux temples consacrés, l'un à Aphrodite, l'autre à l'Artémis du Kôtilion.