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Australie : géographie physique

Terre d'Arnhem
Terre d'Arnhem

Vaste comme quinze fois la France, l'Australie est un pays désertique, en dehors des bordures est et sud, au climat tempéré.

1. Le relief

L'Australie est, dans l'ensemble, un pays peu élevé : l'altitude moyenne est de 210 m et le plus haut sommet, le mont Kościusko, n'atteint que 2 228 m. Les grands ensembles sont orientés du nord au sud. La Cordillère australienne, de la presqu'île d'York à la Tasmanie, domine parfois par de grands escarpements une plaine littorale de largeur variable. Ces hauteurs forment des plateaux entaillés par des vallées profondes, ou de lourdes croupes que séparent des vallées assez évasées (alpes australiennes, Snowy Mountains). Le relief de la Tasmanie est plus vigoureux par suite de l'érosion des grands glaciers quaternaires.

La dépression centrale, entre le golfe de Carpentarie et la région située au sud d'Adélaïde, se divise en deux bassins : au nord, le « grand bassin artésien », cuvette de terrains crétacés dont le fond descend au-dessous du niveau de la mer (lac Eyre) ; au sud, le bassin drainé par le Murray et ses affluents (Darling), qui est rempli de terrains tertiaires. Ces deux bassins sont séparés par un seuil de hauteurs à peine marquées au nord (Broken Hill), mais plus individualisées à l'ouest (monts Flinders). Le plateau occidental, d'une altitude moyenne comprise entre 200 et 600 m, présente d'immenses étendues couvertes de latérite, de grès et de sables. Quelques lourds massifs s'élèvent au-dessus de 1 000 m (monts Musgrave et Macdonnell). Au sud s'étale le plateau calcaire de Nullarbor, et au sud-ouest l'étroite plaine de Swanland ; cette partie occidentale de l'Australie est l'une des plus vieilles terres du globe, correspondant à une partie du Gondwana. Le rajeunissement de ce vieux socle a été marqué par un soulèvement d'ensemble et par quelques cassures engendrant des escarpements de faille.

2. Le climat, la végétation, la faune

De part et d'autre du tropique du Capricorne, l'Australie a dans l'ensemble un climat chaud et sec, au caractère continental, accentué par la massivité du pays. Les régions bien arrosées ne forment qu'une frange de quelques centaines de kilomètres au maximum, dans l'est et le sud-ouest. On distingue plusieurs zones climatiques. La zone la plus étendue est, au centre, la zone aride ; les températures sont élevées (Alice Springs : moyenne 23,3 °C) et les précipitations très faibles (sur de vastes étendues, moins de 150 mm). L'air est extrêmement sec, les averses, rares et courtes, la variation diurne de la température importante, et, après une chaleur accablante le jour, le gel n'est pas inconnu la nuit. La zone tropicale, au nord et au nord-est (Queensland), a des températures élevées (Darwin : moyenne 27 °C), avec d'énormes pluies de saison chaude (en décembre) et une longue sécheresse pendant la saison la moins chaude. La zone tempérée, au Sud-Est (Tasmanie, Victoria), a des températures moyennes (Melbourne, 14,6 °C ; Hobart, 12,4 °C), des pluies en toutes saisons, mais avec un maximum d'hiver.

Le long de la côte orientale, on passe progressivement du climat tempéré à un climat subtropical, et dans le Queensland, au véritable climat tropical. Les températures augmentent vers le nord, et le maximum des pluies se déplace de l'hiver à l'été. Au sud-ouest (région de Perth) et au sud (vers Adélaïde), le climat est de type méditerranéen, avec un été chaud et sec (de décembre à mars), et un hiver doux et humide. Les conditions climatiques expliquent la médiocrité d'ensemble de la végétation. La véritable forêt n'existe que dans les zones bien arrosées de l'Est et du Sud-Ouest : c'est une forêt tropicale au nord, avec son enchevêtrement d'arbres, d'épiphytes et de lianes ; plus au sud, la forêt australe comprend de magnifiques eucalyptus. Le plus souvent, la forêt est très clairsemée (open forest), avec ses bouquets d'acacias et d'eucalyptus ; elle passe rapidement à la savane (grassland ou saltbush lorsque la terre est salée) et au scrub, espèce de brousse d'acacias (mulga scrub) ou d'eucalyptus rabougris (mallee scrub). Par des transitions insensibles on arrive au désert de cailloux ou de sable, avec ses redoutables herbes porcs-épics (spinifex) et ses rares buissons épineux. Toute cette végétation naturelle, qui montre la prédominance des genres eucalyptus et acacia, a été transformée par la colonisation européenne ; la totalité des plantes cultivées viennent d'outre-mer.

La faune est extrêmement originale par ses formes archaïques, préservées grâce à l'isolement du pays et qui se sont progressivement adaptées aux conditions du milieu physique : on a pu appeler l'Australie la « contrée des fossiles vivants ». Exception faite du dingo (espèce de chien vraisemblablement introduite par l'homme et redevenue sauvage), de quelques rongeurs et de la chauve-souris, les classes supérieures de mammifères font défaut. On ne trouve que des mammifères inférieurs, monotrèmes (échidné, ornithorynque), marsupiaux (kangourou, wallaby) ; les oiseaux sont variés : perroquet, émeu ; les serpents sont nombreux, et souvent venimeux. Cette faune doit aujourd'hui lutter contre les animaux importés volontairement (moutons, bovins), ou accidentellement (rats, lapins) ; certaines espèces sont menacées de disparition.

3. L'hydrographie

Environ 64 % de la superficie n'ont pas d'écoulement vers la mer. D'immenses régions du Centre et de l'Ouest ne sont drainées que par des oueds (les creeks), qui coulent au moment des grandes averses. D'autres régions ont un réseau hydrographique organisé, mais les rivières vont se perdre dans des cuvettes intérieures comme le lac Eyre (écoulement endoréique). En dehors des rivières de la côte orientale, le seul fleuve important est le Murray. Bien alimenté dans sa partie amont (Cordillère australienne), il s'appauvrit peu à peu durant le reste de son parcours vers l'océan.

Pour en savoir plus, voir les articles population de l'Australie et activités économiques de l'Australie.