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île de Ré

Île française de l'Atlantique, qui forme deux cantons de la Charente-Maritime (Ars-en-Ré et Saint-Martin-de-Ré).

  • Superficie : 85 km2
  • Population : 17 986 hab. (recensement de 2009)

GÉOGRAPHIE

Le milieu naturel

S'étendant sur 28 km d'est en ouest, de la pointe orientale de Sablanceaux jusqu'au phare des Baleines qui regarde vers l'Amérique, sur 5 km de large en moyenne, à 9 km de La Rochelle et à moins de 4 km du môle de La Pallice, l'île de Ré s'avance dans l'Océan entre le pertuis Breton au nord et le pertuis d'Antioche au sud. Elle est séparée de la côte d'Aunis par un détroit de 2,5 km. Depuis 1988, l'île est reliée au continent par un pont. Très plate, l'île de Ré est constituée en fait de trois îlots reliés artificiellement par l'homme au cours de l'histoire.

La façade océanique présente un estran large et rocheux, une côte dite « sauvage », droite et sans abri, où apparaissent parfois entre les dunes de petites falaises. Elle contraste avec la côte est, sableuse. Sur cette dernière sont situées les principales agglomérations de l'île : les ports de La Flotte et Saint-Martin. À l'ouest, le plateau se divise en plusieurs morceaux raccordés par des étranglements. Le bourg d'Ars, dans les marais salants, ouvre sur sa baie, le Fier d'Ars. Au N.-E., la côte dessine plusieurs indentations.

À l'est, c'est l'îlot de Saint-Martin, l'île des champs, qui regroupe le long de ses côtes les six communes de Rivedoux, La Flotte et Saint-Martin au nord, La Couarde, Le Bois-Plage et La Noue-Sainte-Marie au sud. À l'ouest, c'est un tout autre paysage avec l'îlot d'Ars, simplement relié à celui de Saint-Martin par l'isthme du Martray, tout juste large de 70 m et qui, sans les digues qui assurent sa protection, aurait depuis longtemps disparu ; c'est l'île des salines, qui comprend les communes d'Ars-en-Ré, de Saint-Clément et des Portes, sur une bande de terre enroulée autour des marais salants et du Fier d'Ars, paradis des oiseaux migrateurs. Enfin, au nord, entre les deux, l'îlot de l'Oye (Loix), rattaché à celui de Saint-Martin par une petite route serpentant entre les salines : c'est la partie la plus tranquille et la plus isolée de l'île, à l'extrême est de laquelle, à l'entrée du Fier, hivernent des milliers de bernaches cravants.

La quasi-totalité de l'île est recouverte de dunes qui furent plantées en pins et en tamaris. Là où affleure la roche pousse un maquis méditerranéen : œillets sauvages, myrte, romarin. Autour de l'île, la roche jurassique se prolonge en platins recouverts d'algues. Quand elle n'est pas bordée par un estran rocheux, la côte est le plus souvent couverte de plages de sable fin et de dunes boisées. Ce paysage diversifié, entre les landes sauvages, les marais salants, les bois, les prairies et les étendues vaseuses du Fier, compose un milieu exceptionnel mais fragile, tout en équilibre, qu'il est indispensable de ne pas bouleverser malgré le nouvel essor touristique de Ré.

L'économie

Les marais salants constituèrent une ressource importante dès le xie s., avec l'agriculture. Dès la fin du Moyen Âge, Ré fut un centre commercial important. La flotte des pays du nord de l'Europe venait notamment y échanger des poissons salés et du bois contre le vin et le sel. Au xviie s., elle était une zone de libre échange. À partir du xixe s., les relations se limitèrent au continent français. Aujourd'hui, les marais salants ont presque disparus et la pêche est secondaire.

L'agriculture joue un rôle important (céréales, primeurs, asperges, vignes). L'ostréiculture est aujourd'hui en plein essor sur les platins de la côte nord. De grands parcs à huîtres sont localisés dans le « Fier » d'Ars. D'une centaine d'hectares au début du xxe s., l'élevage d'huîtres en occupe aujourd'hui près de mille. La vigne s'est multipliée pour produire essentiellement un vin blanc favorable à la production du pineau et du cognac. Enfin, le tourisme estival, de type familial, marque profondément la vie et le paysage de l'île ; en effet, les nombreux hébergements, dont des colonies de vacances, permettent une multiplication par dix de la population en été.