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Languedoc

Ancienne province de la France dont le nom apparut au xiiie s. pour désigner les pays parlant la langue d'oc, et qui s'étendait entre le Rhône, la Méditerranée, la Garonne et le Massif central.

Les Garrigues, plateaux calcaires déserts, au pied des Cévennes, dominent la plaine, site des grandes villes (Montpellier, Béziers, Nîmes), un peu en retrait d’un littoral souvent rectiligne et lagunaire.

Pénétré par les Celtes (viiie s. avant J.-C.), les Ligures (viie s.), les Grecs (fondateurs de Marseille au vie s.) puis par les Volques (vers 330), il passe vers 120 sous la domination de Rome qui y fonde la Narbonnaise autour de la via Domitia reliant l'Italie et l'Espagne. Profondément romanisé, il est occupé par les Vandales (407-409 après J.-C.), les Wisigoths (413), les Francs (507) puis par les Arabes qui s'établissent dans le Bas-Languedoc à partir de 713. Reconquis par Pépin le Bref (759), il est intégré par Charlemagne au royaume d'Aquitaine (778), puis se morcelle en principautés féodales (xe s.) dont la plus vaste est le comté de Toulouse. Aux xie et xiie s. l'essor démographique et celui des villes qui acquièrent leur autonomie (formation de consulats à partir de 1130) s'accompagne d'un remarquable développement culturel. Centre de la poésie occitane, le Languedoc est aussi l'un des principaux foyers de l'art roman. Terre d'élection du catharisme, il est en partie ruiné par la croisade contre les albigeois, qui favorise son rattachement à la Couronne de France (1229 [traité de Paris]- 1271). Formant dès lors une province comprenant trois sénéchaussées (Beaucaire, Toulouse, Carcassonne) et pourvue d'un lieutenant du roi (gouverneur) [1296], d'états provinciaux (1303) et d'un parlement (1420) établis à Toulouse, ainsi que d'une cour des aides, d'une chambre des comptes (1523) siégeant à Montpellier, il connaît au xiiie s. un brillant essor démographique et économique, interrompu par les ravages commis par les armées du Prince Noir (1356) et par les Grandes Compagnies. Rejetant le système des élus (révolte du duc Henri II de Montmorency, 1632) mais doté d'un intendant (1633), il est profondément pénétré par le protestantisme, ce qui explique l'ardeur des guerres religieuses au xvie s. (1560-1598), au xviie s. (révolte des protestants conduits par le duc Henri II de Rohan, 1621-1629) et au xviiie s. (guerre des Camisards). Après 1750, il connaît une certaine prospérité, liée à la culture du maïs, de la vigne, du mûrier et de l'olivier et à la diversification de ses activités industrielles (coton, charbon). Lors de la Révolution, le Languedoc est privé de ses institutions particulières et divisé en huit départements, Haute-Loire, Haute-Garonne, Hérault, Ardèche, Lozère, Gard, Aude, Tarn.