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Colombie-Britannique

en anglais British Columbia

Colombie-Britannique, l'île Vancouver
Colombie-Britannique, l'île Vancouver

Province du Canada, sur le Pacifique.

  • Superficie : 950 000 km2
  • Population : 4 400 057 hab. (recensement de 2011)
  • Capitale : Victoria

GÉOGRAPHIE

Le milieu et les hommes

La Colombie-Britannique occupe environ 10 % de la superficie du Canada. Sa façade pacifique comprend une chaîne insulaire, formée par l'île de Vancouver, culminant à 2 000 m d'altitude, et les îles Haida Gwaii (îles de la Reine-Charlotte), séparée par une dépression ennoyée (détroits de Géorgie et d'Hécate) d'une chaîne côtière très élevée (3 994 m au mont Waddington). Le littoral, long de 25 000 km, est découpé par des fjords. Les hivers sont doux et les étés frais (Vancouver 3,1 °C en janvier, 18 °C en juillet). Les précipitations, d'automne et d'hiver surtout, partout supérieures à 1 m (1 329 mm à Vancouver), dépassent 2 ou 3 m en altitude, où elles tombent majoritairement sous forme de neige. Ces conditions sont favorables à la croissance d'une forêt de grands conifères. Le sapin de Douglas, qui atteint fréquemment 60 m, la pruche de l'Ouest et les cèdres rouges en sont les espèces caractéristiques.

La région intérieure comprend des plateaux (vers 1 000 m d'altitude) qui portent une forêt de trembles et de pins jaunes parsemée de clairières herbeuses. Ils sont entrecoupés de profondes vallées (Columbia, Fraser, Thompson) et de moyennes montagnes de 2 000 à 2 500 m (Selkirk, Cariboo, Cassiar) auxquelles succèdent, à l'E., les Rocheuses, dont les crêts et les corniches s'étagent de 3 500 à 4 000 m d'altitude, face aux Prairies. Le climat est continental, avec des hivers rigoureux : à Prince George la moyenne de janvier s'établit à − 10 °C, avec des minima à − 35 °C. Sur les hauteurs exposées à l'ouest, la forêt rappelle celle de la côte. Dans le sud, les plateaux ont une forêt claire de pins et les dépressions, abritées et sèches (moins de 300 mm dans la vallée Okanagan et les Kootenays), sont le domaine d'une steppe de graminacées et d'armoises. La forêt subarctique occupe le nord, y compris la plaine tramontane, coin nord-est de la province, qui fait partie des plaines intérieures du Canada.

La population est composée des populations autochtones et des émigrants. La Constitution canadienne reconnaît trois groupes de peuples autochtones : les Indiens, souvent appelés « Premières nations », les Métis et les Inuits. Il y a 197 Premières nations en Colombie-Britannique, regroupant environ 196 000 personnes dont un peu moins du quart vit dans des réserves. Celles-ci occupaient environ 3 500 km2 en 1991.

Les premières découvertes minières (chercheurs d'or du Fraser en 1858), l'arrivée du Canadian Pacific Railway à Vancouver, en 1886, puis l'ouverture du canal de Panamá, en 1914, ont amené les premières vagues d'immigration. Depuis la Seconde Guerre mondiale, l'afflux massif d'immigrants originaires d'Europe et d'Asie a fait grimper rapidement le chiffre de la population : 1,6 million en 1961, 2,1 millions en 1971, 2,7 millions en 1981, 3,1 millions en 1991, 4,1 millions en 2006. Actuellement environ 40 000 immigrants arrivent chaque année en Colombie-Britannique. Les 10 langues les plus utilisées sont l'anglais, le chinois (cantonais et mandarin), le penjabi, l'allemand, le français, le tagalog, l'espagnol, l'italien, le coréen et le néerlandais. La population est majoritairement urbaine, Vancouver et Victoria regroupant plus de 60 % de la population totale.

L'économie

Bien que la superficie des terres agricoles soit restreinte dans ce pays montagneux (2,4 millions d'ha), la Colombie-Britannique possède quelques riches zones de culture, notamment dans la basse vallée du fleuve Fraser (production laitière et cultures légumières) et dans la vallée de l'Okanagan, l'une des plus importantes pour la production fruitière (pommes, poires, cerises, prunes, abricots). Sur les plateaux intérieurs, on élève le bétail dans les ranches. Fleurs et bulbes sont cultivés sur l'île de Vancouver.

La Colombie-Britannique possède un des plus vastes couverts forestiers du Canada (517 000 km2) et sa production de bois (10,6 millions de mètres cubes) représente un peu plus de 40 % du total canadien. Environ 90 000 personnes sont employées dans les industries du bois (abattage, meubles, papier), soit 7 % de la population active. La province exporte son bois de construction et son papier journal, principalement vers les États-Unis et l'Union européenne. Malgré l'éloignement progressif des chantiers, les principales usines sont installées aux abords du détroit de Géorgie (Vancouver, New Westminster, Nanaimo, Victoria surtout).

L'industrie des pêches concerne les poissons, les crustacés et les mollusques, capturés dans les multiples fjords et estuaires du littoral. Le saumon, qui contribue pour plus de la moitié à la valeur totale des apports, est mis en conserve et exporté dans le monde entier. Ensuite arrivent le flétan, la morue charbonnière, le hareng, les clams, les crabes et les huîtres ; ils sont expédiés congelés sur les marchés du Canada et des États-Unis.

Parmi les ressources minières, le cuivre, le plomb, le zinc, l'or et l'argent sont les plus intéressantes en dehors du charbon, dont la Colombie-Britannique possède, dans les régions du Sud-Est et du Nord-Est, les gisements houillers parmi les plus riches du pays. Leur production est en partie exportée, vers le Japon notamment. La Colombie-Britannique est par ailleurs le deuxième fournisseur canadien de pétrole et de gaz naturel dont une bonne partie est exportée vers les États-Unis. À noter aussi que du pétrole, en provenance de la province voisine d'Alberta, est acheminé par oléoducs vers les raffineries de Vancouver et de l'État de Washington. Depuis la Seconde Guerre mondiale, de gros efforts ont été faits pour mettre en valeur les ressources hydrauliques. C'est ainsi que le détournement des eaux du bassin supérieur de la Nechako alimente en énergie l'usine d'aluminium de Kitimat. L'aménagement du Columbia fournit de l'électricité aux usines américaines situées en aval. D'autres barrages édifiés à la sortie des Rocheuses fournissent l'électricité de l'agglomération de Vancouver.

Dans le secteur de la métallurgie, viennent en tête l'aluminium à Kitimat, dans les chaînes côtières, et la fonte à Trail, sur le fleuve Columbia.

L'essentiel des ressources économiques provient maintenant des activités tertiaires et des industries culturelles, ce secteur étant caractérisé par la prédominance d'une multiplicité de petites entreprises ; la Colombie-Britannique est devenue le troisième producteur nord-américain pour le cinéma et la télévision, après New York et Los Angeles.

Au prix de gros efforts financiers et de belles prouesses techniques, la Colombie-Britannique est aujourd'hui reliée convenablement aux autres provinces canadiennes. La route transcanadienne, achevée en 1962, franchit les différentes zones montagneuses et la plupart des centres urbains de l'intérieur, même les plus isolés, sont maintenant aisément accessibles. Avant de pénétrer dans le Yukon, la route de l'Alaska traverse le nord-est de la province, sur un peu plus de 1 000 km, de Dawson Creek à Watson Lake. Vancouver est le terminus occidental des deux voies ferrées, celle du Canadian Pacific et celle du Canadian National. Le long de la côte, des navires de croisière vont jusqu'en Alaska. Le cabotage est intense de Vancouver à Prince Rupert, tandis que des ferry-boats assurent des services réguliers entre Victoria, Nanaimo, Vancouver et les ports américains de l'État de Washington. L'avion est également très utilisé. Les deux plus grands aéroports de la province sont ceux de Vancouver et de Victoria.

Le tourisme est d'abord lié à la nature : plus de 1 000 espaces aménagés (19 000 km2), dont de nombreux parcs, accueillent chaque année plusieurs millions de visiteurs. Un peu plus de 14 % du territoire de la province est protégé, dont l'habitat des emblématiques ours « Spirit Bear ». La beauté et la variété des paysages, la multiplicité des activités de plein air : ski, randonnée pédestre, escalade, canoé, pêche sportive, voile, constituent les atouts touristiques majeurs, complétés par les ressources de Vancouver et de sa région. La tenue des jeux Olympiques et Paralympiques d'hiver à Vancouver en février 2010 a renforcé le potentiel de la Colombie-Britannique dans ce domaine.

HISTOIRE

La région fut explorée par Cook (1778), par Vancouver (1792-1794) et par Mackenzie (1793). Les Anglais y fondèrent en 1858 la colonie de la Colombie-Britannique. Rattachée à l'île Vancouver en 1866, celle-ci adhéra en 1871 au dominion du Canada.