




En peu de jours, tout a été dit sur Michael Jackson, l’homme et l’artiste. Avec lui disparaît un monstre sacré de la pop mais aussi l'une des principales icônes d'une industrie musicale aujourd’hui bien malade. On ne le saît que trop, la superstar du show-biz résidait à L.A, centre du système médiatico-culturel mondial lequel a su ériger en mythe ce talentueux artiste. Milieu familial enraciné dans la culture populaire afro-américaine, innovations esthétiques et stylistiques et filiation artistique lui permettront rapidement d'être associé dans ses productions aux noms les plus reconnus de industries créatives (Landis, Scorcese, Q. Jones). Le mythe Jackson est né avec Thriller. Il a été servi par des clips qui ont institué le genre, des spectacles aux mises en scène exceptionnelles, des apparitions très médiatisées. Les controverses nombreuses, que ce soit autour de ses mœurs ou de ses chirurgies plastiques dissimulées l'ont sans doute renforcé. Le tout a mobilisé opinions publiques et millions de fans, sans lesquels une superstar médiatico-culturelle n’est rien.
L’interprète est avec l'œuvre la composante essentielle du produit musical. Enfant de la pop lorsque le disque trônait en produit de consommation culturelle de masse dans les pays occidentaux, Michael est l’archétype d’un modèle économique durement attaqué depuis une dizaine d’années. Les 2 caractéristiques en sont : le couple major/star et l'alliance disque/publishing/scène/médias, avec ses réseaux professionnels de coopération, essentiels au mécanisme de la médiatisation.