




Les Officiers de police forment le corps de commandement de la police nationale française.
L'appelation d'Officier apparaît très tôt dans l'histoire de la police avec la charge de Lieutenance de police créée par Colbert en 1667. C'est Gabriel Nicolas de la Reynie qui est nommé le premier. En 1674 la charge devient Lieutenance Générale de police de la ville de Paris. Il y restera jusqu'en 1697. Mais le grade et la fonction de l'époque n'ont rien à voir avec les actuels Lieutenants de police. C'est alors une sorte de Préfet chargé des questions de sécurité dans la capitale et conseiller du Roi en la matière.Il dirige 55 Commissaires Enquêteurs au Châtelet, la Compagnie du Lieutenant Criminel et les Chevaliers du Guet.
En 1699, la charge de Lieutenance de Police devient héréditaire dans les villes où siègent les juridictions royales.
En 1708, le corps des Inspecteurs de Police est créé à Paris.
Le 14 juillet 1789, Thiroux de Crosne, dernier Lieutenant général de Police remet ses pouvoirs aux mains de Jean-Sylvain Bailly, premier Maire élu de la municipalité de Paris.
La loi du 12 mars 1829 crée le corps des sergents de Paris, première police en uniforme du monde, placés sous l'autorité des officiers de paix.
La loi du 29 septembre 1791 va créer le corps des Officiers de paix placés sous les ordres des Commissaires de police à Paris.
En 1954, les inspecteurs de police sont renommés Officiers de police.
La loi du 9 juillet 1966 instituant la Police Nationale maintient la division entre le corps des officiers de paix (en uniforme) et celui des Officiers de police (en civil). Les premiers sont chargés de gérer la surveillance de la voie publique et le maintien de l'ordre public. Les seconds sont chargés des enquêtes de Police Judiciaire.
En 1972 l'appellation Inspecteur de police est rétablie pour le corps en civil.
Passionné par mon métier, par l'histoire en général et l'histoire de la police en particulier, j'aspire à apporter ma contribution à l'Encyclopédie Larousse dans ce domaine mal connu du grand public et délaissé par les historiens.