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REMEMBRANCE DE LA DAME ROUGE AUX BALZI ROSSI, GRIMALDI

Note moyenne :

Un après-midi du mois d’avril 1873, un homme de trente six ans, après avoir fouillé la grotte du Cavillon sur 7m 90 d’épaisseur, a rencontré un véritable trésor préhistorique (1). Cet homme venait de mettre au jour près de huit mille coquillages marins (857 étaient percés), recouverts d’une couche de teinte rouge aux reflets métalliques.

Ce chercheur avait déterré un an plus tôt le squelette d’une femme ornée d’une  coiffe de coquillages, alors que cette grotte de la commune de Vintimille avait déjà été vidée de 6 mètres d’épaisseur de sédiments. Il accumulait ici les témoignages matériels laissés par nos ancêtres directs, les Hommes anatomiquement modernes, qui vivaient face à la mer aux Balzi Rossi (image 1). Le caractère exceptionnel de ces découvertes vient de leur contenu culturel que l’on ne cesse d’interroger. Il s’agit des preuves matérielles concernant le rituel d’inhumation d’une population  baptisée de Grimaldi en référence au hameau.

Le corps défunt  revêtu de ses parures a été couvert d’un enduit rouge de rouille, et 28 000 ans plus tard  cette part d’étrangeté fait toujours sensation car elle a quelque chose qui fascine (image 2). On imagine facilement ce corps reposant quelque temps à l’entrée de la grotte captant la lumière du soleil et de la lune (2).

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Sa dernière publication

Le Chapeau de Napoléon a-t-il de l’importance?

Note moyenne :

 

Qui oserait prétendre ne pas connaître le mythique chapeau de Napoléon ? Son histoire a muri  dans les têtes, c’est pourquoi ce chapeau de légende a laissé plus que des traces.

S’il est une conquête qui marque l’existence prodigieuse de Napoléon Bonaparte, c’est bien celle de l’imagination. N’a-t-il pas entrepris de créer sa propre légende dès la campagne d’Italie grâce aux journaux qui diffusent largement ses exploits? Le maître lit alors les bulletins de la guerre en classe et le curé les commente à église. Chacun exalte ainsi Bonaparte qui va devenir le Napoléon du peuple qui « vole comme l’éclair et frappe comme la foudre ».

Le chapeau de Napoléon raconte cette nouvelle vie dès 1797, Bonaparte se distingue alors des autres généraux en portant le bicorne réglementaire en bataille. C'est-à-dire, les pointes parallèles aux épaules. Sous le Consulat, il se fait confectionner par le chapelier Poupard un chapeau de forme simple en feutre de castor avec cocarde mais sans galon. Surnommé le « petit chapeau », il se distingue de celui de ses pairs qui, surmonté d’un plumet, est bordé d’un galon doré. Les formes ont évolué, c’est ainsi qu’à la bataille de Marengo le chapeau est long et moins haut que ceux des premières batailles d’Italie.  De ce fait, Bonaparte a dû prêter ce chapeau à David pour le portrait équestre de la traversée du Grand-Saint-Bernard. Celui-ci se trouve maintenant au musée de l’Armée à Paris.

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Pierre-François Puech Pierre-François Puech
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